Démarrer votre activité à l’international en utilisant le digital

Qu’entendez-vous par “réseaux et actions digitaux à l’international” ?

C’est la question que j’ai posée à mes élèves à Digital Campus, lors du cours sur-mesure qu’il m’avait été demandé de faire sur les réseaux et actions digitaux à l’international. Je suis partie du constat que de plus en plus de personnes, même les jeunes sortant de l’école sont amenés à créer leur business en ligne autour de leur passion ou d’une idée innovante. Souvent dans les médias, dans les réseaux professionnels et dans les écoles on ne voit que les exemples des grandes entreprises et des Start-Ups qui cartonnent à l’international.

Alors, ça nous laisse croire que l’international n’est réservé qu’aux grandes entreprises et start-ups, n’est-ce pas ?

Et nous les anciens et nouveaux indépendants ou solo-entrepreneurs, comment nous retrouvons-nous dedans?

Ce n’est pas un hasard si j’ai été sollicitée pour faire ce cours. Ayant déjà une expérience forte à l’international, en tant qu’américaine expatriée en France, j’ai créé cinq business à l’étranger avec des clients à Londres, à Dubaï, en Chine, aux USA et au Nigeria offrant ainsi mes services dans le monde entier en utilisant le digital. J’avais le profil adéquat pour faire ce cours sur-mesure.

J’ai créé cet article comme un guide en 8 étapes pour les indépendants, les solo-entrepreneurs et mes élèves, et aussi pour donner un autre regard sur l’entrepreneuriat à l’international.

Je souhaite également rompre les idées reçues, lever les barrières mentales qui peuvent freiner l’entrepreneur, et montrer les opportunités, grâce aux outils et stratégies digitaux afin de réussir votre développement au-delà des frontières nationales.

Mon objectif ?

Maximiser vos chances de transformer votre projet en succès à l’international en utilisant le digital.

Globe Head, Démarrer votre actvitié à l'international en utilisant le digital

Photo par Slava Bowman sur Unsplash


Revoir au sens propre, la définition de Start-Up

Management Magazine
Aujourd’hui, nous entendons le plus souvent parler des sociétés digitales (Start-up) qui cartonnent à l’international, lèvent des millions d’euros et font remuer la vieille économie, vulgarisées par le gouvernement et la French Tech. Aussi, le phénomène se développe car les grandes entreprises font appel à des agences pour créer des startups afin d’externaliser leur recherche et développement ou bien pour inciter à l’intrapreunariat. C’est-à-dire que des salariés vont aussi créer une startup.

Mais moi, entrepreneur indépendante (une solopreneur), qui ai développé mon activité à l’étranger (La France) depuis 16 ans où me retrouvé-je dans tout ça?

Ouais, je sais.

Je ne crée pas d’emplois pour les autres, pas pour le moment en tout cas.

Ce que les gens ne prennent pas en compte, c’est que les indépendants (solopreneurs) peuvent travailler seuls, mais cela ne signifie pas qu’ils ne collaborent pas avec d’autres micro-entrepreneurs.

Pour donner une exemple, un rédacteur web, web designer (UX ou UI) et un(e) consultant(e) en communication marketing peuvent travailler en collaboration sur la création de divers projets digitaux. De cette façon, les solopreneurs génèrent souvent du travail pour les autres. BOOM ! De l’emploi mais pas pour autant des salariés.

Si vous regardez bien dans toutes les cantines numériques et les espaces coworking en France, on retrouve un florilège de créatifs freelancers et consultants (Auto-entrepreneurs ou micro-entrepreneurs selon la nouvelle appellation), et aussi dans le milieu de la formation.

Très souvent c’est le solopreneur (micro-entrepreneur) qui fait la plupart du travail JUSQU’À ce que son business réussisse à devenir…… UNE Start-Up. POW.

Après la médiatisation de ce terme anglophone « Start-Up », on croyait qu’il fallait être une TPE, PME ou PMI, avec l’idée la plus originale du monde ou encore être prêt à faire une levée de fonds pour entreprendre à l’international.

…Humm, c’est quand même loin de la vérité.

Revenons au vrai sens du
mot anglo-saxon

La définition en anglais et américain :

  • small business that has just been started (petite entreprise qui vient de démarrer),
  • the act or an instance of setting in operation or motion (l’acte ou une instance de mise en marche ou de mouvement),
  • a new business (une nouvelle entreprise).

Donc, dans le vrai sens du terme anglophone, toute personne qui met en marche une petite entreprise, donc même des indépendants (solopreneurs, freelance, consultants etc..), est aussi une Start-Up.

Trouver le bon emploi est un défi aujourd’hui. Le salaire n’est pas bon, les sociétés qui utilisent le statut de VDI au lieu d’un CDI,  la concurrence est rude et la satisfaction au travail est faible. Tous ces facteurs encouragent davantage de personnes à poursuivre leurs rêves d’entreprise. Et une tendance qui s’est accélérée au cours des dernières années est le solopreneur (un entrepreneur indépendant).

Tout ça pour dire que les entrepreneurs indépendants peuvent aussi percer sur un marché étranger en utilisant le digital.

Tous les exemples que je donnerai par la suite seront sur les solopreneurs avec une forte expérience à l’international.

Pourquoi se lancer à l’international ?

Imaginez…

Vous vivez, ou vous avez besoin de vous installer, dans une petite ville en France.
Ce choix est fait pour avoir un loyer moins élevé qu’une grand ville, pour se rapprocher de la famille ou, tout simplement, vous ne supportez pas les grandes villes. Très vite, vous vous rendez compte que votre DREAM client (cible, client idéal) est à Paris, Toulouse, Strasbourg et encore plus loin dans les pays frontaliers comme la Belgique, la Suisse et le Luxembourg.

Ou vous vivez d’autres scénarios….

Cela fait 4 ans que vous êtes solopreneur (micro-entrepreneur), après avoir réseauté à mort lors de votre 1ère et 2ème année d’activité, les clients se sont mis à arriver tout seul et votre agenda s’est vite rempli, au point de faire monter votre chiffre d’affaires à la limite du plafond de la micro entreprise.

Le succès ne dure pas.

Vous n’arrivez plus à dégagez votre CA (chiffres d’affaire) minimum par mois. Vous craignez de vous retrouver à la case départ, SALARIE. Vous avez atteint votre seuil de développement sur le marché local.

Et encore…

Dans la ville, où vous êtes située, le public n’est pas encore prêt à payer pour votre offre ou service (c’est du vécu pour moi, voir les Handmade Showrooms à Nantes) et un marché à l’étranger présente un potentiel de développement beaucoup plus important que le marché en France.

Peu importe votre situation, aujourd’hui, pour que votre activité puisse survivre dans la jungle des affaires et les impôts en France (du vécu), Internet est un levier de croissance intéressant non seulement pour les entreprises mais aussi pour le solopreneur (micro-entrepreneur).

Pour s’inspirer, voici deux solopreneurs qui ont tourné leur regard vers d’autres pays pour se développer.

Emmanuelle-Marie, jeune créatrice de mode, après avoir terminé ses études de mode à Paris, elle n’attend pas pour lancer sa propre marque en 2007, Malam vêtements et accessoires faits main, pièces limités. Elle commence à vendre ses créations sur le site Etsy pour développer sa marque sur les marchés à l’international et a depuis vendu plus de 1400 robes, tops, jupes, manteaux et vestes à des acheteurs du monde entier. Et depuis 2011, elle a participé deux années consécutives à la Fashion Week Londonienne qui permet de se faire connaître, d’apporter de nouveaux clients et des articles sur internet.

C’est un bon exemple d’un atelier français de stylisme (solopreneur) qui a réussi promouvoir sa marque à l’international sans s’expatrier dans un pays étranger. Aujourd’hui, vous pouvez visiter son atelier/boutique à La Charité-sur-Loire ou visiter son site www.createur-de-mode.net en anglais et français avec toutes ses créations prêtes à envoyer à l’étranger ou chez vous.

Malam Etsy Boutique

Aimez-vous changer ?

Vous n’aimez pas la vie monotone et avez besoin de défis.
Vous vous sentez plus libre et créatif dans une belle mixité culturelle.
Le voyage est dans votre ADN ?

Alors faites comme Marie Pottiez.

Marie Pottiez Copywriter

Une baroudeuse née, tombée amoureuse de l’Asie et qui s’est installée à Hong Kong en 2014. Journaliste, blogueuse, écrivain de voyage (Travel Writer), rédacteur publicitaire/web en français et Illustrator.

Elle montre qu’il est possible d’être multifacette.

Marie a créé un blog de voyage en 2014, en anglais MilesOfHappiness. Son blog est consulté dans plus de 80 pays du monde entier et atteint en moyenne environ 2 000 lecteurs uniques par mois et plus de 4 000 pages vues. Plus de 4 500 personnes suivent ses mises à jour sur les médias sociaux. Elle avait déjà collaboré avec 18 marques internationales dans l’industrie du voyage.

Et puis ce n’est pas fini, c’est une traveling creative entrepreneur.

Elle travaille à distance de Hong Kong (HK: UTC + 8) pour les marques qui ont besoin de ces illustrations et de création de content digital en Français.
Comme elle le dit sur son site :

« Voyager est le meilleur stimulant pour ma créativité. Vivant à Hong Kong et explorant l’Asie, je vis dans un monde complètement différent de ce que je faisais auparavant, ma curiosité m’amène donc à penser différemment – des idées différentes. Le décalage horaire n’est pas un problème, en fait, c’est un avantage pour mes clients européens, car je peux travailler pendant leur sommeil ! Ils peuvent m’envoyer un dossier urgent de dernière minute à 18 heures et recevoir mes commentaires dès le lendemain matin. »

 

Allez faire un tour sur son site (tout écrit en anglais): http://www.mariepottiez.com ou https://www.milesofhappiness.com .

Besoin plus d’exemples ?

Vous trouverez des entrevues faites auprès de 50 entrepreneurs français en Chine et leur raison pour entreprendre à l’international, dans le livre 50 ans, 50 entrepreneurs français en Chine par Anne Garrigue.

Voici les raisons qui les ont amenés à créer leur activité à l’international :
  • Un contrat qui se termine, et une envie de rester à l’étranger;
  • Entreprendre dans un pays doté de solides atouts;
  • L’ouverture vis-à-vis des jeunes entrepreneurs, la possibilité de se réinventer;
  • Envie de contribuer au développement du pays;
  • Rejoindre leur partenaire ou retrouver le fil de leur identité culturelle;
  • Un ou des marchés à l’étranger présentent un potentiel de développement manifestement plus important que le marché en France. C’est typiquement le cas de la Chine. De nombreuses entreprises se positionnent pour ce marché, en misant sur le potentiel important de développement de ce marché;
  • Le marché local a atteint son seuil de développement. L’entreprise se doit de tourner le regard vers d’autres pays pour se développer;
  • L’exportation est, en effet, un levier de croissance intéressant pour les entreprises.

Et puis voici la rencontre d’Olivier Roland avec Jonathan Rigottier :

Les autres pays peuvent vous rapporter leurs fruits (la francophonie dans le monde)…

Il y a 274 millions de locuteurs qui parlent le français dans le monde, et qui se répartissent sur les cinq continents (rapport de l’Organisation Internationale de la Francophonie en 2014). Le français n’est que la cinquième langue la plus parlée au monde, après le mandarin, l’anglais, l’espagnol et l’arabe. Le français reste la langue la plus apprise dans le monde, avec 125 millions d’apprenants. Troisième langue des affaires, le français arrive en quatrième position sur Internet. (Source: TV5MONDE)

Grâce à Internet nous n’avons plus besoin de nous expatrier, comme je l’avais fait en 1999 vers la France, pour toucher un client-cible à Montréal, au Luxembourg, à Genève ou au Sénégal.

D’où l’effet boule-de-neige des solopreneurs français comme :

Ils ont créé des cours de français sur YouTube, et payants sur leur site, pour des francophiles qui veulent aller au-delà de tout ce qu’ils ont appris à l’école.

Sans parler de Franck Nicolas qui a utilisé YouTube comme levier pour des francophones du monde entier.

Franchement, pourquoi aller chercher un poste mal payé quand vous pouvez faire ce qui vous fait plaisir en utilisant le digital ????

Tout simplement, le digital facilite la communication, le contact direct et le développement d’une communauté en ligne.

Regardez objectivement votre situation

Non, tout le monde ne peut pas devenir entrepreneur, ce titre m’a intrigué.

Avant de lire cet article sur L’Express L’Entreprise, je me suis catapulté dans mes anciens souvenirs d’entrepreneuriat à Nantes.

A Nantes, j’ai créé les Handmade Showroom de 2009 à 2012. Il s’agissait d’évènements destinés à promouvoir les jeunes créateurs, les créatifs et les entrepreneurs Nantais (et éventuellement d’ailleurs), auprès du public et des acteurs locaux.

Je me rappelle le temps que j’ai passé à enseigner à ces créateurs et entrepreneurs l’importance du marketing, de leur image de marque, de mettre en avant leur stand, de trouver leur cible, et de fidéliser la clientèle, etc…

Très souvent, je voyais des jeunes créateurs qui avaient peur de demander à un client potentiel son adresse email parce qu’ils pensaient « je ne veux pas embêter les gens ». Certains coachs et consultants dans le « bien-être » parlent trop de « woo*» et ont peur de demander de l’argent pour le temps qu’il ont passé. Ainsi, ils passent gratuitement leur temps avec la plupart de leurs clients.

Pas d’idée, ni expertise et trop de « woo*» (* façon dont une personne pense sans critique à des idées non confirmées ou sans fondement), se sont autant d’éléments pour se lancer dans une activité qui devient vouée à l’échec.

Certains, demandeurs d’emploi ne voulaient pas entreprendre et ont pensé que leur seul choix était de créer leur job afin de sortir du chômage. Et au fond de moi, je me suis dit que s’ils continuaient comme ça, un jour ou l’autre ils allaient mettre la clé sous la porte. Malheureusement, je n’avais pas tort.

Dans cet article, Tiphaine Thuillier rajoute ceci :

« Il faut aussi parfois déconstruire le mythe de l’entrepreneur, qui fait des créateurs des êtres exceptionnels portés par le feu sacré et l’envie de changer le monde, et recentrer le débat sur ce qui compte vraiment : le travail quotidien et souvent pesant que suppose la gestion d’une entreprise.

Entre un jeune diplômé de grande école qui veut tenter le coup parce qu’il a une idée et un demandeur d’emploi qui se sent acculé et envisage de créer son job pour sortir du chômage, les chances de réussite ne sont pas les mêmes.
(source L’Express L’Entreprise)»

Et aussi le YouTubeur Autodisciples partage le même avis:

Désolée d’être trop franche, mais il est évident que de nombreux solopreneurs réussiront dès la première fois, comme il est écrit dans l’article “7 raisons pour lesquelles votre première entreprise va couler”  par Jayson Demers sur Entrepreneur.com.

“vous pourrez mieux vous préparer et potentiellement éviter certains des pièges que peuvent rencontrer les entrepreneurs lors de la création de leur première entreprise.” (source 1, 2).

Mais bien sûr ce ne sera pas le cas de tout le monde.

Je pense qu’il est important de ne pas se voiler la face. Entreprendre seul à l’international pour un solopreneur peut vous donner de la liberté mais aussi vous emmener vers la solitude. Comme écrit dans l’article de Neil Patel, This Is Why Solopreneurs Are All Going to Die.

Avant d’envisager l’international, il faut avoir l’audace d’entreprendre avec une idée claire en tête, savoir gérer vos affaires comme un CEO (Chief Executive Officer, PDG en Français). Découvrez les opportunités et les réalités du marketing international, en vous concentrant sur la manière d’évaluer les marchés internationaux pour votre produit/service et sur les problèmes pratiques et culturels.

Donc, il faut prendre des décisions majeures, investir sur un plan de communication et définir votre image de marque (ou marque personnelle), gérer les opérations et les ressources globales d’une micro-entreprise et avoir une capacité de projection vers l’avenir (votre futur) pour établir vos stratégies d’évolution et de développement.

Grâce au digital, entreprendre seul dans un pays étranger ne veut pas dire que vous êtes obligés de vous expatrier.

Développer votre activité sur votre territoire est un plus. Cela vous donne une expérience et une maîtrise de votre environnement économique et de toutes les connaissances juridiques, comptables et stratégiques nécessaires pour déployer vos ailes sur un marché global.

Allez, faire votre MOFF !

Alors, je vous conseille de réaliser un état des lieux de votre activité et de votre environnement. Donc, il s’agit de réaliser la matrice MOFF de votre entreprise (SWOT en anglais) qui vous permet d’analyser vos forces et vos faiblesses et de découvrir des opportunités et menaces de votre marché. Cette démarche d’analyse donne une vision globale et apporte le recul nécessaire pour définir un plan d’actions.

Identifier les prospects à l’international (les outils pour connaître votre cibles)

Vous avez fait un état de lieux (votre SWOT) et vous êtes prêts pour atteindre les clients internationaux à la recherche de ce que vous vendez.

Mais, vous ne savez pas par où commencer !

D’abord, reprenons la base ! La prospection commerciale consiste à rechercher de nouveaux clients qu’on appellera des prospects. Ils deviendront « clients » une fois leur premier achat effectué.

Alors, voyons ensemble par étapes les outils digitaux de prospection internationale.

Etape 1 : Faire une pré-étude :

C’est la première étape, la plus importante, et vous ne devez pas la sauter. Je vous conseille de définir les pays les plus pertinents pour votre entreprise. Alors souvent les gens ont une opinion ou un coup de cœur sur un pays et sa culture.

Peu importe, pour votre expérience à l’international ne vous laissez pas guider par vos sentiments.

Il faut faire des études de marché approfondies.

Avant de vous rendre dans le pays, vous pouvez recueillir des informations en utilisant Google Market Finder. Cet outil gratuit d’aide à l’export permet d’analyser rapidement le trafic naturel, sans se déplacer et pour un coût nul. En mettant votre site internet dans la barre de recherche, l’outil fait une extraction des catégories (mots-clés) de votre site internet.

Google Market Finder

Puis, il fait une requête de vos mots-clés par pays, identifie les marchés qui conviendraient le mieux à votre activité et affiche l’offre recommandée par pays.

La première chose je trouve intéressant ce sont les statistiques détaillées et propres aux différents marchés comme :

  • Analyse du trafic naturel lié aux mots-clés, d’où la demande pour vos produits /services sera la plus forte,
  • Profil économique (De quels revenus disposent-ils ?)
  • Répartition de la population par tranche d’âge
  • Comportement d’achat (Comment vos clients potentiels utilisent-ils Internet ?)
  • Profil utilisateur internet
  • Indice de perception de la corruption (Sur une échelle de 0 corruption systématique, à 100 absence de corruption.)

Les suggestions de marchés à exploiter pourront vous aider à trier entre les pays et à faire une recherche sur le droit international et donc le droit digital, d’images et des affaires, à prendre en compte comme :

  • les contraintes douanières,
  • les taxes,
  • les réglementations,
  • et les logistiques etc…

Approfondir votre recherche sur le droit de l’internet et des affaires va vous aider sans doute et peut donner de l’intérêt à s’attaquer aux pays frontaliers. La proximité géographique, les réglementations communes, la proximité culturelle, la monnaie et les réglementations communes facilitent le process. Faisons une première liste des pays puis établissez pour chacun d’eux les avantages et inconvénients qui s’y rapportent pour adapter votre action digitale à l’étranger.

Par exemple :

  • le climat politique et social,
  • la croissance est-elle soutenue,
  • l’état des infrastructures routières,
  • les différences culturelles,
  • le taux de natalité est-il soutenu…

Un autre outil très pratique est Google Public Data Explorer, il apporte des éléments sur la situation économique et politique et sur le potentiel des pays dans lesquels vous voulez pénétrer.

Par contre, ne vous arrêtez pas là !

Google Market Finder est avant tout un outil gratuit et toutes les sources de données sont citées en bas de page, toutefois “you pay for what you get” (vous en aurez pour votre argent). En utilisant Market Finder vous pouvez clarifier des décisions à prendre sur les pays où investir pour étendre votre activité. Cependant, renseignez-vous auprès des agences spécialisées dans l’export comme Business France (ancien Ubifrance).  Business France propose des études détaillées sur tous les pays avec des données marchés, macroéconomiques et démographiques. Et encore l’Exportateur, dans ce site vous trouverez toute l’actualité du commerce international, l’information réglementaire pour exporter dans plus de 175 pays et des analyses pour prendre les bonnes décisions.

Enfin n’hésitez pas à vous rendre dans les pays dans lesquels vous souhaitez développer votre business comme Emmanuelle-Marie de la marque “Malam vêtement et accessoire fait main”. Un petit séjour immersif pour cerner la culture locale et les difficultés auxquelles vous pourriez être confrontés, vont valider le choix du pays. Et puis intégrez-vous dans les réseaux européens et internationaux et renseignez-vous auprès d’autres entrepreneurs ou de start-ups locales ayant déjà résolus des problèmes légaux, logistiques ou réglementaires.

Assurez-vous que vous n’allez pas rencontrer des problèmes légaux ou réglementaires, en faisant des recherches poussées en amont.

Passons à l’étape 2 : L’analyse et évaluation

Il est très important de bien connaître sa cible et d’appréhender les caractéristiques des consommateurs afin d’adresser ses besoins de la façon la plus pertinente. Ainsi, vous avez une idée du ou des pays pour étendre votre activité digitale.

Utilisez des outils numériques pour une première approche, pour identifier des consommateurs et vos principaux concurrents.

Imaginons que vous vendez des coffrets cadeaux dédiées au bien-être sur internet. Grâce à votre recherche préalable sur Google Market Finder vous savez que les mots-clés : coffret-cadeau et bien-être (well-being, gift box) sont très recherchés par des internautes en Angleterre. Et vous avez besoin d’encore plus de détails sur les comportements des consommateurs, de même que leurs habitudes d’achat sur internet et les produits étrangers achetés. L’outil “The Consumer Barometer” par Google vous donnera les parcours des prospects sur internet (pour le moment en Anglais est disponible dans 45 pays et sur 10 catégories de produits).

Google Trends

Et puis avec l’outil Google Trends vous pouvez visualiser le comportement de ces internautes/prospects en temps réel en explorant la popularité des mot-clés : coffret-cadeau et bien-être (well-being, gift box) et étudier les tendances du search autour d’une marque (ou concurrent).

Cela peut vous aider à déterminer si votre produit/service répondra aux attentes locales.

Ensuite, voulez-vous savoir si la concurrence en Angleterre est rude ou si vous avez des concurrents en direct ?

Utilisez des outils d’analyse sur le niveau de concurrence par des mot clé comme SE Ranking, Semrush, Moz , Wordtracker,  l’outil de planification des mots clés Keyword Planner ou mot-clé Bing Ads pour évaluer la concurrence entre les annonces de résultats de recherche.

Example de Google business map

Et aussi, utiliser le guide “Google Global Business Map” pour avoir un aperçu du comportement de recherche de la population dans le pays que vous ciblez. Cela vous assurera que faire de la publicité via Internet est indispensable pour votre business (qui est connecté et comment, évolution des tendances de recherche : mobile, display, réseaux sociaux…), dans les secteurs les plus recherchés…

Je vous conseille d’activer les différents leviers digitaux pour identifier des marchés potentiels en utilisant les rapports de tendances des recherches, les données géographiques de votre analyse d’audience et les outils de stratégie marketing qui peuvent vous aider à déterminer dans quels marchés commencer à construire une base de prospects à partir de la France.

Comprendre les différents codes culturels (Faites-vous comprendre à l’étranger)

Il y a quelques années à Paris, j’ai travaillé pour une Start-Up Magazine qui s’appelait WYN (What.You.Need).

Ce magazine a été créé par deux anciennes employées (françaises) du Magazine FUSAC (un petit “announce magazine” destiné aux communautés internationales anglophones à Paris et sa région). Leur concept a été le même que  FUSAC en ajoutant des articles écrits sur la scène culturelle et le lifestyle parisien, en se concentrant sur la communauté expatriée et anglophone à Paris. En gros un mélange de Frenchly web Mag et Fusac.

A cette époque, WYN a été mon client pour mon agence Ardephwerk.fr. Je m’occupais du design et de la mise en page du magazine WYN (dont la couverture et la dernière page, le gabarit, l’assemblage et l’intégration du contenu, la création publicitaire print et internet).

Je me rappelle une fois, alors que j’intégrais le contenu aux gabarits, j’ai grincé des dents (CRINGE!).  C’était un mauvais mélange d’écrit en britannique et américain, et franchement mal écrit.

L’orthographe et le vocabulaire des textes venus d’une production de traducteurs en ligne, les textes et les phrases n’avaient pas de sens. Enfin, les deux fondatrices écrivaient elles-mêmes les articles sans avoir affaire à un(e) professionnel du métier pour écrire, relire et corriger.

Ils ont duré 6 mois et puis ont mis la clé sous la porte. Je vous raconte cette petit histoire de ma vie pour dire que la traduction consiste à transposer votre contenu dans une autre langue. Par contre traduire le contenu ne suffit pas. Les mots et expressions qui fonctionnent en Français ne parleront pas à un public britannique, américain canadien, australien etc…
Le contenu de votre site internet ou boutique en ligne doit être écrit pour donner l’impression aux locuteurs natifs que vous parlez leur langue, avec des références culturelles pour qu’ils semblent familiers aux prospects ciblés.

Vous ne devez pas faire l’inverse.

Si vous ne maitrisez pas la langue écrite du ciblé, il vaut mieux confier cette tâche à un locuteur natif plutôt qu’utiliser un service de traduction automatique.

Dans la jargon des métiers du numérique, on appelle cela la localisation.
Il est important de bien connaître la différence entre traduction et localisation.

Choisissez le pays et utilisez la langue du pays. Si vous allez vendre aux USA, n’écrivez pas en anglais britannique. Et évitez un menu de langues avec des drapeaux. Les drapeaux correspondent au pays pas à la langue.

De la même façon, il faut penser à s’assurer que certains éléments, comme les formulaires qui permettent aux clients de renseigner des informations ou de poser des questions, sont compatibles avec la façon dont les autres pays écrivent, par exemple, les adresses ou les numéros de téléphone.

Bien sûr, il faut avoir une niveau minimum de B2 dans la langue du pays, cela va vous aider aussi pour répondre aux demandes.

Voici deux exemple de la chaine YouTube Ma vie aux Etats-Unis et Babel:

Pour en finir, il y a énormément de choses à prendre en compte. Je conseille toujours de travailler avec un copywriter originaire du pays visé (psst… je parle et j’écris en américain).

La Marketing Digital et Vous (Faire de la pub).

Quand vous étendez votre activité au-delà de vos frontières, les clients potentiels ont probablement peu de chances de connaître votre marque. ll est possible que les consommateurs potentiels de votre marché vous trouvent via le référencement naturel ou par le marketing traditionnel (encarts publicitaires papier, prospection par téléphone, grassroots, etc…), par contre investir dans la publicité digitale peut vous aider à vous faire connaître beaucoup plus rapidement.

En lançant votre marque, il est important de comprendre les comportements et attentes des consommateurs internationaux en ligne.
Le marketing digital est le plus simple pour mesurer et permettre d’obtenir d’excellents résultats adaptés à vos besoins à moindre coût.

Cela vous donne des opportunités et des réalités pour votre cible à l’étranger, en vous concentrant sur la manière d’évaluer les marchés internationaux pour votre produit/service et sur la diversité culturelle.

Pour réussir, vous devrez aussi vous faire connaître via la publicité digitale.

Le marketing digital couvre un large spectre de tactiques et de contenus, voici sept méthodes et leur définition.

La publicité display :

Ceci désigne les formes de publicité digitale utilisant des éléments graphiques (bannières, pavés, habillage, pop-up, pop-under, hover ads, etc) ou vidéos que l’on retrouve au sein de tous types de sites comme des journaux, magazines sites d’actualités, forums, et blogs.

Souvent des annonceurs (comme vous) réservent ces espaces pour communiquer auprès de leurs cibles.

L’outil Google Adwords permet de poster de la publicité display sur des sites tiers qui se transforment en publications sur Google Plus. Voici l’exemple d’une blogueuse américaine Dooce:

Dooce bloggeur americian

La publicité sur les réseaux sociaux :

Sur les réseaux sociaux comme Facebook (ads), Twitter, Instagram, SnapChat, les publicités sont diffusées uniquementdans le fil d’actualité des utilisateurs. Et puis, Linkedin propose différents types de diffusion comme les Text Ads, le Sponsored Content et les InMail. En terme de ciblage, Linkedin propose des options différentes des autres réseaux, davantage axé sur la formation et l’expérience professionnelle.

La publicité sur les moteurs de recherche :

Diffuser vos annonces (avec Google Ad et Bing Ad) dans les résultats de recherche (Google, Bing, Yahoo, Qwant et aussi DuckDuckGo) est un moyen très efficace d’être vu par des personnes qui recherchent déjà des produits/services comme les vôtres.

Content Marketing (le marketing de contenu) :

C’est une approche stratégique marketing qui met l’accent sur la création et permet de promouvoir différentes formes de contenu pertinent et de qualité (comme les articles, les blogs, les livres blancs, les e-mails, les newsletters, les vidéos, les podcasts etc…), et offrant une réelle valeur à votre cible dans le but d’accroître la notoriété d’une marque, d’augmenter le trafic et de générer des leads ou des clients.

Le Branded Content et Brand Content (production de contenus stratégiques) :

Bien que ses deux termes soient très similaires à content marketing, leur signification est très différente.
Emprunté à nos amis américains (Hi Hi, it’s me), le Branded Content (et Brand Content) est une forme de divertissement narratif qui met en scène la marque et est parfois promotionnel (comprend le placement de produit/services). C’est l’intégration de la marque dans une histoire (qui existe déjà ou à partir de zéro) et cela vise à susciter une réaction émotionnelle à travers une histoire narrative (le storytelling) pour rendre le marque mémorable. Ce contenu est produit par une agence de communication/contenu (comme la mienne), ou par des freelances.

Enlevez le « -ed » de Brand(ed) Content et la marque devient un éditeur/producteur.

La différence du Brand content sans “-ed” est que le contenu est produit en interne par la marque ou même par des consommateurs sur le modèle de “user-generated content”. En réalité, il n’a y pas assez de cas de Brand Content dans lesquels la Marque a conçu totalement le contenu.

Rien de mieux qu’un bon exemple, dans cette vidéo par YouTube Creators [Creator Academy], Lauren Fairweather blogueuse, YouTubeuse et content creator, avec Will Shepherd YouTubeur et Influencer, expliquent comment ils créent du “branded content” pour les marques avec des “DIY tutoriels” et des vidéos d’expérience (vlogs).

Nota Bene :

Le Brand(ed) Content n’est pas une nouvelle tendance.

Il s’appuie, en fait, sur un ancien modèle utilisé dans le secteur de la publicité et du marketing. Le Branded Content a été créé dans les années 1940 ou bien avant. Dans les années 40, il était courant que les TV Shows (émission de télévision) aient un sponsor ou même que la marque crée son propre brand content.

Et encore bien avant les émission de télévision sponsorisés des années 1940, les marques produisaient leur propre contenu de divertissement. «Procter & Gamble a inventé le roman-feuilleton dans les années 1930 avec la radio parce qu’il était impossible de trouver un autre moyen d’atteindre les femmes au foyer».

Aujourd’hui, on voit le branded content dans tous les films comme par exemple dans le film “The Truman Show », avec les placements de produits/services dans l’émission de télé-réalité qui le suit depuis sa naissance.

Et puis l’intégration d’Acura dans la série web de Jerry Seinfeld, Comedians in Cars Get Coffee sur Netflix.

Pour en finir, j’adore la parodie de deux YouTubers qui font des placements de produits. (cette vidéo ne contient aucun vrai placement de produit).

Avec le Branded (ou Brand) Content vous pouvez générer du trafic, fidéliser et convertir des cibles en client.

Brand Journalism (devenir votre propre média) :

Créer du contenu journalistique pour votre propre marque au lieu d’attendre que les médias le fassent, penser davantage comme un journaliste ou un éditeur.

Dans le Brand Journalism, l’objectif est de mettre à disposition un contenu qualitatif de près ou de loin pour votre activité afin d’attirer l’attention du consommateur. Il s’agit de raconter votre histoire, votre savoir-faire sur votre industrie, par un point de vue de leadership et d’information. Votre discours doit captiver un public non-commercial en apportant des réponses sur une thématique, une question, une problématique. Le brand journalism vous permet de démontrer votre savoir, de transmettre vos valeurs/visions, de gagner en légitimité et de prouver votre expertise auprès de vos consommateurs pour construire votre influence.

Le marketing entrant (Inbound marketing) :

Cette stratégie permet d’attirer des cibles et des prospects vers vos produits et vos services en utilisant le content marketing, le marketing sur les médias sociaux, le référencement et le branding.

Voici encore d’autres exemples :

Frédéric Montagnon, co fondateur d’Overblog pour percer sur le marché américain à New York il a utilisé le community management, les relations avec les blogueurs, et surtout les événements et leurs spécificités (partager les revenus publicitaires avec les bloggeurs) pour décoller aux USA (source l’Entreprise l’Express).

Peut-être n’avez-vous pas besoin d’utiliser tous les exemples donnés ?

Mais en utilisant une combinaison de différentes options publicitaires et de contenu digital, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour faire découvrir votre marque et gagner des clients sur un nouveau marché international.  Le dernier point consiste à évaluer votre stratégie marketing digitale avec des outils d’analyse comme Kissmetrics,  Statcounter, Google Analytics, Leadfeeder, et Hubspot. Il est possible de voir, en temps réel, les chiffres de visite, les comportements (etc.) et vous saurez quels étrangers s’intéressent à vos produits.

Donc, commençons par créer votre stratégie de marketing digitale pour accroître la notoriété de votre marque à l’étranger.

UX Design et votre site internet

Très récemment (au mois de septembre 2018), avec des amis de Washington D.C et ma famille, nous sommes allés prendre un verre dans le centre-ville de Toulouse : le jardin du Bar Basque sur la place Saint Pierre. La cadre (les arches, le mobilier, la végétation etc…) nous a invité à découvrir le charme de la terrasse extérieure lors de notre balade avec une chaleur de plus de 30 degrés.

Après être installés à une table et avoir attendu plus de 10 min, j’ai fini par nettoyer la table moi-même. 15 min plus tard, toujours ignorés par le serveur, et morts de soif, j’ai décidé d’aller faire notre commande au bar. J’ai été accueillie sans sourire et rejetée très vite après avoir dit “bonjour”, par cette réponse : “ici je ne fais que des cocktails, il faut aller voir le serveur ou commander à l’autre bar à  l’intérieur”. Aye Aye capitaine, j’ai suivi ses directives et suis allé voir l’autre bar intérieur. Ils étaient quatre derrière le deuxième bar et puis encore une fois j’ai dit “bonjour”, j’ai été coupé un : “je ne prends pas de commandes, allez voir le serveur ou commandez par l’autre côté du bar”. Cela fait déjà 30 min que nous avons essayé de commander des boissons et franchement j’en avais marre. Du coup, j’ai suis retourné à mon groupe (mes amies et ma famille) pour dire que le service est déplorable avec un personnel de mauvais poil et “on se casse d’ici !”. Mes amies de Washington D.C ont répondu par “ si c’était aux USA, ils mettent la clé sous le porte, même des gens sont virés s’ils sont impolis avec la clientèle”.

Et là, nous avons été en plein dans une “expérience utilisateur”.

Très souvent, quand des gens entendent “UX design ou expérience utilisateur” ils pensent que c’est quelque chose liée UNIQUEMENT à l’internet et les nouvelles technologies digitales.

Oui et non, le Design UX est plus large que ça.

Pour faire simple, “UX design ou Expérience Utilisateur” englobe tous les aspects de l’interaction des utilisateurs (les consommateurs, les clients) avec l’entreprise, ainsi que ses services et ses produits. Donc le Design UX correspond “aux réponses et aux perceptions d’une personne qui résultent de l’usage ou de l’anticipation de l’usage d’un produit, d’un service ou d’un système. »

C’est l’émotion ressentie par un utilisateur (le consommateur, le clients) lorsqu’il utilise un service.

Rester 40 min dans un bar, comme au Bar Basque, nous a donné le sentiment de ne pas être respecté, notre moment de partage en famille et d’amies (pas du coin) volé et notre temps perdu.

Alors, qu’est-ce qu’une sortie dans un bar et vendre vos produit/services à l’international ont en commun ?

Ce sont VOS CLIENTS qui créent votre histoire et NON PAS VOUS.

Ils transmettent leur expérience à leurs amis ou laissent des avis sur internet sur votre accueil, sur la facilité d’acheter vos produits/services et les offres spéciales. Comme les clients du Bar Basque ont laissé des montagnes d’avis négatifs sur Google, Yelp et TripAdvisor.

  • Boire un verre sous les arbres, entourés par de jolis arches anciennes c’est le produit.
  • Un service mal organisé avec un manque de personnel sans aucun relationnel clients, ce sont les interactions avec le produit.

L’ensemble des interactions avec votre produit/service sont du Design UX (Expérience Utilisateur).

C’est à vous de créer l’expérience et d’aider les consommateurs à l’étranger pour acheter vos produits/services. Donc, mettez-vous à la place des consommateurs et clients afin de décrypter leurs besoins et attentes.

Voyons sur l’accessibilité et l’utilisabilité :

Tout d’abord, vous devez vérifier si votre site internet fonctionne correctement dans les pays où vous voulez vendre vos produits. Certains pays peuvent avoir une vitesse de connexion Internet plus lente. D’ailleurs, la vitesse de chargement de votre site internet est aussi importante. C’est un critère qui est pris en considération par des moteurs de recherche pour le référencement et le design UX.

Google Mobile website speed test sur ardephwerk.com

Voici une liste des outils qui permettent de mesurer la vitesse de votre site internet et de suivre les améliorations.

Attention, choisir un seul outil test de vitesse de site internet et de s’y tenir. Chacun a sa propre mesure différente des autres et vous ne pouvez donc pas comparer les résultats de test d’un outil à un autre. Vous devrez vous concentrer sur les améliorations.

Veillez à ce que vos pages web se chargent correctement et à ce que votre site fonctionne bien dans ces pays.

Prenez le temps d’examiner l’intégralité de votre site internet du point de vue d’un prospect étranger. Posez un regard objectif sur votre site et suivez le même processus qu’un visiteur de votre marché-cible qui voudrait acheter un produit, des services ou communiquer avec vous.

Posez de bonnes questions sur la facilité d’utilisation, la facilité d’apprentissage, l’utilisation efficiente, l’utilisation sans erreurs et la satisfaction de l’utilisateur.

  • Est-ce que tout est bien écrit et clair (traduction et localisation) ?
  • Les termes et formats utilisés sont-ils compréhensibles (attention à des jargons de métier) ?
  • Est-ce que des personnes aveugles peuvent également utiliser votre site internet (c’est désormais la loi dans certains pays) ?
  • Les devises sont-elles clairement indiquées et les taxes sont-elles adaptées par pays (ou état) ?
  • Est-ce que j’ai privilégié les modes de paiement du pays ?
  • Pouvez-vous livrer vos produits aux quatre coins de chaque pays ciblé ?
  • Est ce que votre site internet répond aux besoins «réels» des utilisateurs (rechercher des informations, acheter des produits/services en ligne, communiquer…) ?
  • Est-ce que l’aspect visuel de votre site internet (Design UI) capte l’attention du consommateur (s’assurer qu’il ne quitte pas une page à peine arrivé dessus) ?  etc..

La prospection sur internet est le 1er contact de l’entreprise avec le marché. Aider vos prospects à régler leurs achats sans avoir à réfléchir aux taux de change ou aux taxes supplémentaires. Quand un client n’a pas besoin de faire ces calculs lui-même, il est beaucoup plus susceptible d’acheter.

Veillez à vérifier régulièrement l’aspect technique lié à l’expansion de votre activité sur Internet dans d’autres pays.

Rendre votre site internet facile à utiliser, convivial pour vos visiteurs, où qu’ils se trouvent, vous aidera à surmonter tous les obstacles à la vente.

Créer votre plan d’action et AND JUST DO IT (faites-le) :

Pour finir, repensez votre business model, testez la stratégie en amont, trouvez votre marché et sachez vous vendre à l’étranger.

Réfléchissez aux différentes épreuves qu’il s’agit de surmonter pour réussir son développement à l’étranger comme :

  • choisir des partenaires et des services de livraison fiables,
  • et le service après-vente et l’assistance au client.

Ceci est la même chose pour votre image de marque, l’ensemble des interactions avec le consommateur (prospect) du point A à Z.

Les outils digitaux peuvent vous aider dans votre projet et vous ouvrir des opportunités. Il s’agit d’une première étape pour identifier des pays, des consommateurs, et vos principaux concurrents sur votre marché.

BPIFrance Le Lab publie un « petit guide » pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et petites et moyennes entreprises (PME) qui vise à identifier les étapes-clés pour réussir sa stratégie à l’international. Dans la deuxième partie se présente un « kit de survie » à l’international qui pourrait vous aider dans votre réflexion sans pourtant être une PME ou une ETI.

Et aussi, dans la deuxième section du guide Google Global Business Map, vous trouverez un petit résumé sur des games de produits et d’outils de Google pour vous aider à vous familiariser avec les différentes manières de qualifier les prospects via Google.

Bien sûr, mon guide n’est pas exhaustif et c’est plutôt un point de départ.

J’ai l’intention de faire des mises-à-jour selon les nouvelles technologies, mes expériences et les informations que je trouverai. Donc, si vous avez des questions ou souhaitez obtenir des informations supplémentaires, n’hésitez pas à commenter en bas via le formulaire.

Puis, j’aimerais vous poser cette question :

“Qu’entendez-vous par réseaux et actions digitaux à l’international ?”

Laissez vos commentaire en bas.

Le prochain article sera sur l’importance de réseauter (faire du networking) à l’international et en local.

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