La meilleure alternative pour remplacer Photoshop : bonjour Affinity photo, adieu Photoshop !

Confession time...

Je suis gênée d'admettre qu’à la fin du mois, je crois, je fais comme la plupart des créatifs et des entrepreneurs qui mettent toute leur attention sur leur CA (chiffre d'affaires) du mois, les créances clients et leur trésorerie. Enfin, Je suis moins concernée par les immobilisations dans mon bilan prévisionnel (Oh ! là là, la comptabilité française, comme ça me fait mal à la tête ! ) et par les abonnements que je paye tous les mois.

Jusqu'à l'an dernier (novembre 2018 plus précisément), au moment où je démarrais mon ordinateur, tout fonctionnait sauf l’écran. Et là, je me suis retrouvée devant un écran noir sans vie.  On appelle ça un écran noir de la mort (abrégé en anglais en BkSoD pour Black Screen of Death) sur un MacBook.

Et puis tout doucement LA PANIQUE est arrivée :

“Demain j'ai cours de graphisme, mercredi j'ai une présentation et vendredi il faut que je mette à jour tel site pour tel client, et dedans j'ai tous mes logiciels, mes projets, arrrrh, c’est pas vrai ! C’est pas le moment !”

Après que ma petite crise de technologie gone wrong, à plusieurs reprises, j'ai essayé de réinitialiser (le SMC et la PRAM) mon vieux MacBook pro de 2012 mais c'était clair que ma carte graphique m'avait lâchée. J'espérais la garder encore un an pour rentabiliser mon investissement sur 9 ans, de même, sortir autant de cash en très peu temps pour un MacBook pro, ça m'a fait un choc !

Et comme tous les entrepreneurs et indépendants, on se retrouve souvent devant un imprévu qui nous oblige à investir dans du matériel pour le bon fonctionnement de notre business. C’est la raison pour laquelle  j’étudie maintenant toutes mes dépenses pour réaliser des économies dans mon activité (mon entreprise).

Entrepreneurs, Indépendants et Créatifs comparez tout (vraiment tout !)

Il ne faut pas faire comme moi, attendre le moment d'une grosse dépense pour chercher à réduire les coûts inutiles. Ceci est un aspect extrêmement important pour une bonne gestion financière et réussir dans vos affaires. Chaque année prenez le temps d’évaluer les finances de votre entreprise de façon unique pour économiser de l'argent. Pour moi, cela tombait bien car fin 2018 je regardais mes différentes charges et mes abonnements par mois pour Formations Ardephwerk et aussi Ardephwerk  pour voir où je pouvais réduire les dépenses inutiles et là, j’ai découvert que monsieur Creative Cloud coûtait cher.

Affinity Photo, Designer à Toulouse | Formations Ardephwerk

Pour mon agence de communication Ardephwerk (et aussi mes formations), j'utilisais plusieurs logiciels de création, PAO et Web Développement, donc monsieur Creative Cloud (Photoshop, Illustrator, Indesign, Adobe XD, Adobe Premiere Pro, Acrobat Pro et Dreamweaver). Et en plus, je me retrouve avec des logiciels en double, comme les logiciels libres genre Brackets (éditeur open source pour le Web design et le développement) et payants comme Sublime Text (éditeur de texte conçu pour prendre en charge plusieurs langages de programmation).

Donc, j’ai Brackets et Sublime Text.

Pourquoi j’ai aussi Dreamweaver ?

Enfin de bonnes questions que je devrais me poser plus souvent !

Alors, à mon avis je trouve Dreamweaver moins bien que d’autres. Cela fait des années que je ne développe plus sur ce logiciel alors pourquoi je le garde sur mon ordinateur.

Dans quel but ?

Depuis trois ans, j’ai remplacé Photoshop par Pixelmator, parce que Photoshop était très gourmand en mémoire sur mon ordinateur. Il plante souvent mon vieux Mac et ceci est un autre problème ; il faut avoir un ordinateur capable de faire tourner tous ces différents logiciels en même temps. \

Et monsieur Macbook Pro 2012 wasn't having it.

Alors, de plus en plus je me rends compte que j’utilise d’autres logiciels qui font la même chose que Photoshop, Illustrator, Indesign, Adobe XD, etc..

Donc pourquoi continuer à payer 719.86 euros par an ?

Vous rendez compte sur cinq ans,  j’ai dépensé 3600 euros ! 

WHAT WHAT, WHAT ?

Peut être vous être en train de dire :
“Mais vous êtes enseignante ! Et le prix est moins cher pour les étudiants et enseignants donc 234 euros par an.”

Oui, tout à fait. 

Dans ma vie quotidienne, je m'occupe beaucoup de tâches administratives et de déclarations (Urssaf etc…) sans compter le travail et la prospection.
Franchement, encore des papiers à envoyer pour un discount après m’être rendue compte que ma boite n’y a pas droit...

Il ne faut pas oublier que je ne suis pas une grande école avec plus de 2000 élèves…  Et bien sûr, je peux trouver une façon de contourner ce problème avec certains de mes clients (les Grandes Écoles).

Enfin, je préfère focaliser toute mon énergie et mon temps sur le développement de mon activité.

Tous à bord !
La machine à explorer le temps est sur le point de décoller !

Tout au long de ma carrière, j’ai utilisé différents logiciels de publication et de graphisme.

Je me rappelle quand je travaillais à Paris, chaque agence de Com (communication) avait leurs logiciels préférés.

D’une agence à une autre, j’ai travaillé sur :

Et j’ai vécu la même chose à San Francisco !

Ouf ! Je viens vous montrer mon âge !

Chut, ne le dites à personne.

Promis !

Pour info, PageMaker a été renommé  Indesign et Golive est devenu Dreamweaver (Adobe, vous étiez très malin de copier Eclipse !).

Il est indéniable que dans la motion design, dans le cinéma (etc.) les logiciels d’Adobe sont les mieux placés pour ce genre d'activité. Mais en réalité dans le web, le print et la photographie, vous avez énormément d’autres alternatives comme :

Enfin, ne vous laissez pas influencer par les gens qui croient qu’Adobe sont les meilleurs et les seuls logiciels professionnels de graphisme et du web design sur le marché.

Ça y est, je lui ai dit adieu (mais pas vraiment !)

Bye, bye, monsieur Creative Cloud, enfin sur mon ordinateur et hello madame Affinity (logiciel professionnel de création) !

Plus connue dans les pays d'Anglo-Saxons, la société britannique “Serif”, qui existe depuis 1987, a sa propre suite créative “Affinity”. Depuis le début, le crédo de Serif est de proposer des alternatives professionnelles, et à bas prix, dans les logiciels de publication, de photographie et de graphisme.

Sur l'ancienne gamme historique de Serif, ils existent toujours pour 21,99 € (sans mise à jour) :

Et à partir de ses anciens logiciels, ils les ont fait évoluer et les ont transformés pour composer la suite créative Affinity. Donc, moi, je l’appelle madame Affinity.

Pour écourter, Affinity Photo est une alternative à Photoshop, Affinity Designer à Illustrator et Affinity Publisher à Indesign.

Affinity Photo, Designer à Toulouse | Formations Ardephwerk

L’an dernier, pendant les soldes de Black Friday (celles en France), je les ai achetés à -30% de leur prix unitaire habituel de 54,99 €, soit Affinity Photo à 38.99 € et Affinity Designer à 38.99 € ;  les deux sont à vie, sans abonnement !

WHAT? WHAT? WHAT?

Comparez Photoshop à 35,99 € par mois soit 431,88 € par an !

J’espère que vous rendez compte de combien les créatifs entrepreneurs (freelancers) dépensent par an !

Je suis télépathe (MDR), et j’ai entendu que vous dites :
“Oui, mais toute l’interface est en anglais. C’est pour cela qu’il n’est pas cher.”

Ah ! Mon petit papi-poulet (poulet en papillote, eh oui, j’invente des mots !), l’interface est aussi conçue pour les Francophones.
Il est bien traduit, no sou-eye.

Le temps d’adaptation

Après les avoir installés, sur mon ordinateur le temps d’adaptation est très rapide — un sosie direct et aussi une amélioration

Considérons par exemple que Photoshop ne gère pas le vectoriel et Illustrator les images pixelisées… Affinity Designer regroupe les deux au même endroit et il est aisément possible de passer de celui-ci à Affinity Photo avec le même fichier.

Pour garder un Workflow (votre environnement de production) simplifié, il est possible d’ouvrir n’importe quel fichier Affinity natif (.af) dans n’importe quelle autre application de la suite Affinity !

Can I get a YES, YES!

Madame Affinity est compatible avec Adobe, elle ouvre les .psd (des fichiers Photoshop) et les .ai (des fichiers Illustrator), en temps réel : les modifications de filtre, de fusion. Tout est instantané.

On peut changer facilement d’application en gardant, par exemple, l’historique. Et pour l’exportation, Affinity Designer et Photo prennent en charge tous les principaux types de fichiers si besoin est !

YES, YES, YES !

Et je n’ai payé que 38.99 € à vie, sans abonnement !

WHAT !

Affinity poursuit sa croissance

Affinity Photo, Designer à Toulouse | Formations Ardephwerk

En juillet 2018, la suite Affinity atteint un million d'utilisateurs et depuis ce chiffre a dépassé 1,4 millions dans le monde entier.

Les écoles en design, arts appliqués, communication et web design (en France) ont toujours leur licences avec Adobe donc je ne pense pas qu’ils changent pour le moment.

Mais les VRAIS professionnels (comme vous et moi) vont de plus en plus être séduits par la suite Affinity.
Soyons francs, c’est ceux qui aiment le changement et aiment apprendre de nouvelles applications qui vont changer !

Et il aura toujours un camp entre Adobe et Affinity (sketch ou autre.) Comme entre Apple et le PC.

Ne vous laissez pas influencer par les gens qui prétendent qu’Adobe est le seul logiciel professionnel de publication et de graphisme sur la marche.
Il y en a d’autres...

Le mot de la fin

En conséquence, il y a souvent une différente histoire sur ce que des créatifs ont vécu à l'école.

De plus en plus des graphistes, des designers UX, des designers UI (web designer)... se lancent en freelance, juste d’après avoir terminés leurs études, faute de ne pas trouver un CDI. Et il est vrai qu’ils n‘ont pas appris à l’école à gérer leur activité comme un CEO (un BOSS).

Et aussi les entrepreneurs, consultants, dirigeants (des TPE et PME), qui internalisent la création dans leur entreprise.

L’aspect de réduire les coûts inutiles et les dépenses sont extrêmement importants pour une bonne gestion financière et réussir dans vos affaires. Payer 719.86 euros par an ? Vous vous rendez compte que sur cinq ans, vous dépenserez 3600 euros !

Moi, je préfère les mettre dans mes vacances ;p !!!

Alors, je vous conseille de ne suivre plus les tendances, cherchez bien et comparez bien par rapport à votre activité.
Vous allez vous rendre compte (comme moi) que vous pouvez faire des économies sur vos abonnements mensuels.

Toutefois, je verrai monsieur Creative Cloud de temps en temps quand j'enseignerai dans les écoles, mais je travaille désormais sur la suite d'Affinity et je développe mes formations sur Affinity Photo, Designer & Publisher.

De plus, je vais partager des tutoriels sur la suite Affinity sur mon blog.

Avez-vous, vous-même, des expériences sur de votre propre vécu à partager sur le subject traité dans cet article ou des remarques, n'hésitez pas à commenter ci-dessous.

À bientôt,
Rachael,
Votre créatrice d’idées

Vérités et mensonges dans l’utilisation des Mood Boards .

(UPDATED 13 SEPT 2019)

Depuis un moment, il y a un phénomène que je constate dans le processus créatif des créatifs entrepreneurs et dans l’enseignement des écoles — la tendance graphique des digitaux mood boards.

Dans les années précédentes (1999-2008, mes années parisiennes), le mood board n'existait pas dans le vocabulaire français. Étant américaine, c’est un terme que je connais bien.

Aujourd’hui, faites une recherche sur Google et vous allez voir que tout le monde en parle. J’ai écrit mood board et j’ai eu 352,000,000 résultats et puis avec les deux mots tout attachés “mood boards” 45,700,000  résultats, en anglais et français.

Et puis, on les retrouve sur tous les blogs de mode et ensuite adoptés par les créatifs entrepreneurs des “ tutoriels vite faits” appelés :

Et voici une autre chose que j’ai remarquée :  je voyais beaucoup d’articles de blogs écrivant à peu près les mêmes conseils sur les mood boards : «  Dans vos projets, vous allez n’avoir que des réussites et travailler beaucoup plus vite avec les mood boards ! »

Travailler beaucoup plus vite avec les mood boards... WHAT, WHAT ?

Lisez en détail, comme moi, et vous allez constater que c’est juste un copier-coller des autres.
Cela ne sentait tellement pas l’originalité !

Je vais vous dire la vérité, si vous utilisez les mood boards, je crois que c’est une grosse erreur !  Vous ne gagnerez pas plus de temps dans le processus du design d’interface (eh eh, j’adore ce jargon ! Je veux dire du web design et pour les gens plus raffinés UI design. Vous voyez, je montre la taille de mon cerveau.) ni dans celui de l’image de marque (l’identité visuelle d’une marque).

Dans cet article, je vous donne 6 raisons pour lesquelles les créatifs professionnels devraient arrêter d'utiliser des mood boards dans leur processus de création.

Le grand canular des Mood Boards | Formations Ardephwerk

Posons les bases, avant d’attaquer ce sujet.

Mood board, qu’est-ce que c’est ?

C'est ne pas toujours évident d’apprendre un nouveau métier ou de s’adapter aux changements digitaux ; il faut ajouter en plus l’anglicisme dans le numérique qui est devenu plus qu’une tendance en France, presque la norme !

La réalité est que très peu de gens savent que les mood boards ont un autre sens en anglais.

Au départ, à l’origine les mood boards étaient utilisés dans les métiers de la décoration d’intérieur, de l’architecture, de la mode, des wedding planners et des magazines. Ils étaient plutôt appelés « planches de tendances » en français.

Tout simplement, un mood board fait ce qu’on entend. It sets the mood (la planche capture les émotions et présente des ambiances et des atmosphères). Mood veut dire humeur en français. C’est pour cela qu’on voit souvent des planches de tendances (mood boards) dans la mode, la déco et dans la création d’événements.

Il n'existe que pour transmettre et conceptualiser des émotions, des sensations et des sentiments psychologiques à travers des vêtements, un roman ou de la décoration d’intérieur par exemple.

Voici des exemples d’un ‘real life’ mood boards du blogger Nubby Twiglet (Shauna Haider).

Le grand canular des Mood Boards | Formations Ardephwerk

Un atelier les daily moodboards de Louise Carmen™

Souvent les gens confondent entre les mood boards (planches de tendances) et les inspirations boards (les planches d’inspiration).

Les planches d’inspiration ne sont pas seulement des collections d’images (comme des mood boards), mais elles sont organisées, spécifiques et conçues pour un certain support pour montrer les détails, couleurs et textures.

Voici une astuce pratique pour reconnaître la différence entre les deux planches :

Selon moi, un mood board est assez proche d’une vision board (une planche qui agit sur l’esprit des gens).

Mood Boards, 6 choses que «les professionnels» ne vous diront pas.

1.) Les clients sont mieux informés et sont devenus plus méfiants et plus exigeants qu’avant.

D’après mon propre vécu ailleurs et en France et selon les études du cabinet XTC, le consommateur français est sans doute l’un des plus difficiles à satisfaire (donc méfiant et exigeant).

Et c’est normal !

Nous avons eu tous des mauvaises expériences d’un service ou d’un produit, sans parler du service après-vente (SAV).

Et alors, après, que faites-vous ?

Vous laissez votre avis sur des sites comme Google avis, TripAdvisor, Trustpilot, etc.

Avant de choisir un prestataire de services ou produits, vous faites des recherches sur internet. Grâce aux outils digitaux (les mobiles, les app, etc.) qui donnent accès à l'information aux consommateurs (donc vos futurs clients). Ils peuvent trouver des réponses à leurs questions immédiatement. Entre les articles de blog, les comparateurs de prix et les avis, le client peut connaître instantanément le rapport qualité-prix d'un produit ou service. Alors les créatifs et les entrepreneurs, vous n'êtes pas à l’abri de leur exigence ! Le client est désormais un véritable expert de son acte d'achat.

(source : Le consommateur français est un des plus difficiles à satisfaire)

2.) Le bidouiller vous-même.

En anglais, on dit DIY un acronyme pour Do It Yourself qui signifie « Faites-le vous-même ».

C’est un terme qu’on utilise pour faire quelque chose soi-même plutôt que d'employer un professionnel. On voit ce terme employé souvent dans le milieu de la décoration (meubles, idées déco, bijoux, vêtements) et fait pour pas cher.

Le Mood Board prend ce contexte de fait soi-même sans expérience. Vous ne pouvez pas argumenter du fait que vous avez un diplôme et passé tant d'années à l’école pour demander à des clients de payer un prix prémium quand votre méthodologie vient de l’internet.

AIE !

Imaginez que votre client vient lire un blog : Economiser de l’énergie en réunissant des images de Pinterest puis en  créant votre mood board.

”Bah, ils utilisent des images de Pinterest : Facile de taper “X à Y” dans Google, moi aussi je peux le faire ! Puis ils me demandent de payer un prix premium pour un travail de recherche sur Pinterest ??? ”

Là, ils ne vous prendraient plus au sérieux !

3.) Les faiblesses des mood boards

Les faiblesses des mood boards sont qu’ils n’expliquent pas tous les choix en détail et ne hiérarchisent pas les informations. Pour comprendre, voici un exemple d’une collègue qui a essayée de faire son image de marque, elle-même. Cette une primo-entrepreneure qui a plusieurs activités comme du coaching, du yoga et de l’événementiel. Comme d’autres, elle a trouvé un tutoriel sur internet puis elle a fait son mood board sur Canvas. Dans cet exemple, on voit un collage des images, des couleurs et des mots clés en bas.

Le grand canular des Mood Boards | Formations Ardephwerk

Mes premières questions étaient :

Le pire, souvent les mots clés sont très vagues et ne correspondent pas aux images comme dans l’exemple du haut.

 

4.) Le « J’aime ou je n’aime pas » d’un client

Le grand canular des Mood Boards | Formations Ardephwerk

Pour illustrer un autre problème des créatifs freelancers, voici une image d’une graphiste que j’ai trouvée sur Linkedin.

C’est exactement la réponse que vous aurez d’un client :

« J’aime ou je n’aime pas »

Avec un mood board, vous ne montrez ni le lien, ni la connexion, ni les spécificités, ni comment les supports pourraient être déclinés sur leurs produits et services.

N’oubliant pas le goût de la cible !

Au point qu’on ne se retrouve que dans l’esthétique de son propre goût personnel ! Et cela invoque la réponse : « J’aime ou je n’aime pas ».

Le client a besoin que nous communiquions :

À partir de là, vous aurez des réponses adéquates pour faire des améliorations.

5.) Incapable de défendre correctement un projet

J’ai mis en place un programme (International Business) pour une école à Labége (c’est prés de Toulouse). Lors d’une vérification des recherches d'élèves, j’ai demandé à une personne de présenter son mood board (comme si j’étais leur client). D’abord elle m’a répondu : « Les mood boards sont dédiés à nous guider dans notre style graphique et décision de direction artistique. Ils sont des planches idées, tendances, inspirations et guident notre direction artistique. “

Alors, avez-vous compris ?

Moi, non.

Et le client ?

Alors, j’ai demandé si elle avait autre chose à ajouter et en fait non. C'était si clair pour elle donc, nécessairement, cela devait être simple à comprendre pour tout le monde.

Enfin, je n’ai pas eu plus d’analyse sur :

L’exemple le plus significatif est d’apprendre le vocabulaire d’un métier créatif en se mélangeant les pinceaux.

Pour moi : c’est du what, what, what ??

De plus, je suis persuadée que beaucoup de créatifs freelancers se retrouvent devant leurs propres planches dites ‘mood boards’ incapables d’expliquer clairement leurs planches sans utiliser le jargon du métier : ni la cible, ni les spécificités, ni le pourquoi du comment.

Rappelons-nous que l’étape de l’idéation montre le processus créatif, le développement, la communication de nouvelles idées, les supports et les caractéristiques en lien avec la stratégie et la cible. Il est très important de montrer et de communiquer les étapes et hiérarchies des informations. Pour que vous puissiez communiquer et défendre correctement votre concept ou projet.

6.) Le design n’est pas QUE de l’art.

Aujourd’hui, il ne suffit pas de créer un beau produit ou une jolie image. En outre, le design doit assurer une place irrésistible dans la jungle des médias et de la publicité afin qu’il ressorte et soit remarqué. Le mood board vous aidera à créer de l’art et de la déco. Il lui manque la direction et ne repose que sur l’esthétique personnelle en oubliant les stratégies et la cible.

La qualité de notre travail est aussi une extension de nous-même.
Et c’est la seule façon de nous faire sortir du troupeau en reposant sur nos valeurs, notre méthodologie et notre processus de création pour montrer notre unicité et notre savoir-faire.

Donc, arrêtons de suivre les tendances et créons notre propre processus créatif en combinant le meilleur de l’art et de la stratégie.

Le design sans direction n’est que de l’ART !

Le mot de la fin

Cela  fait un moment que je voulais écrire un article sur ce sujet, sur ce que je voyais dans le monde des créatifs entrepreneurs. Mon intention n’est pas de polémiquer sur les méthodes de travail de chacun car moi aussi, je peux toujours apprendre des autres. Mais ce qui fonctionne pour un business ou une personne ne fonctionne pas forcément pour d’autres. Et nous devons essayer de prendre du recul, de tester les théories apprises ainsi que la transparence dans la pratique.

Mon objectif est d’inciter à la réflexion entre la théorie et la réalité dans le monde professionnel. C’est ce que je fais dans mes formations, j’apprends aux entrepreneurs et créatifs à faire les bon choix sur les bonnes bases, comme la fondation d’une maison, pour faire prospérer leurs affaires.

Parce qu’une méthode la plus vite, la moins chère qu’une autre n’est pas forcément bien et en lien avec vos valeurs.

Alors, avez-vous, vous-même, des expériences de votre propre vécu à partager sur le sujet traité dans cet article ou des remarques ?

N’hésitez pas à commenter ci-dessous.

À très bientôt,
Rachael,
Votre créatrice d’idées...

Démarrer votre activité à l’international en utilisant le digital

Qu’entendez-vous par “réseaux et actions digitaux à l’international” ?

C’est la question que j’ai posée à mes élèves à Digital Campus, lors du cours sur-mesure qu’il m’avait été demandé de faire sur les réseaux et actions digitaux à l’international. Je suis partie du constat que de plus en plus de personnes, même les jeunes sortant de l'école sont amenés à créer leur business en ligne autour de leur passion ou d’une idée innovante. Souvent dans les médias, dans les réseaux professionnels et dans les écoles on ne voit que les exemples des grandes entreprises et des Start-Ups qui cartonnent à l’international.

Alors, ça nous laisse croire que l’international n’est réservé qu’aux grandes entreprises et start-ups, n’est-ce pas ?

Et nous les anciens et nouveaux indépendants ou solo-entrepreneurs, comment nous retrouvons-nous dedans?

Ce n’est pas un hasard si j’ai été sollicitée pour faire ce cours. Ayant déjà une expérience forte à l’international, en tant qu'américaine expatriée en France, j’ai créé cinq business à l’étranger avec des clients à Londres, à Dubaï, en Chine, aux USA et au Nigeria offrant ainsi mes services dans le monde entier en utilisant le digital. J'avais le profil adéquat pour faire ce cours sur-mesure.

J’ai créé cet article comme un guide en 8 étapes pour les indépendants, les solo-entrepreneurs et mes élèves, et aussi pour donner un autre regard sur l’entrepreneuriat à l’international.

Je souhaite également rompre les idées reçues, lever les barrières mentales qui peuvent freiner l’entrepreneur, et montrer les opportunités, grâce aux outils et stratégies digitaux afin de réussir votre développement au-delà des frontières nationales.

Mon objectif ?

Maximiser vos chances de transformer votre projet en succès à l’international en utilisant le digital.

Démarrer votre activité à l’international en utilisant le digital

Démarrer votre activité à l’international en utilisant le digital

Revoir au sens propre, la définition de Start-Up

Management Magazine
Aujourd’hui, nous entendons le plus souvent parler des sociétés digitales (Start-up) qui cartonnent à l’international, lèvent des millions d’euros et font remuer la vieille économie, vulgarisées par le gouvernement et la French Tech. Aussi, le phénomène se développe car les grandes entreprises font appel à des agences pour créer des startups afin d’externaliser leur recherche et développement ou bien pour inciter à l’intrapreunariat. C’est-à-dire que des salariés vont aussi créer une startup.

Mais moi, entrepreneur indépendante (une solopreneur), qui ai développé mon activité à l'étranger (La France) depuis 16 ans où me retrouvé-je dans tout ça?

Ouais, je sais.

Je ne crée pas d’emplois pour les autres, pas pour le moment en tout cas.

Ce que les gens ne prennent pas en compte, c'est que les indépendants (solopreneurs) peuvent travailler seuls, mais cela ne signifie pas qu'ils ne collaborent pas avec d'autres micro-entrepreneurs.

Pour donner une exemple, un rédacteur web, web designer (UX ou UI) et un(e) consultant(e) en communication marketing peuvent travailler en collaboration sur la création de divers projets digitaux. De cette façon, les solopreneurs génèrent souvent du travail pour les autres. BOOM ! De l’emploi mais pas pour autant des salariés.

Si vous regardez bien dans toutes les cantines numériques et les espaces coworking en France, on retrouve un florilège de créatifs freelancers et consultants (Auto-entrepreneurs ou micro-entrepreneurs selon la nouvelle appellation), et aussi dans le milieu de la formation.

Très souvent c’est le solopreneur (micro-entrepreneur) qui fait la plupart du travail JUSQU'À ce que son business réussisse à devenir…... UNE Start-Up. POW.

Après la médiatisation de ce terme anglophone « Start-Up », on croyait qu’il fallait être une TPE, PME ou PMI, avec l’idée la plus originale du monde ou encore être prêt à faire une levée de fonds pour entreprendre à l’international.

...Humm, c’est quand même loin de la vérité.

Revenons au vrai sens du
mot anglo-saxon

La définition en anglais et américain :

Donc, dans le vrai sens du terme anglophone, toute personne qui met en marche une petite entreprise, donc même des indépendants (solopreneurs, freelance, consultants etc..), est aussi une Start-Up.

Trouver le bon emploi est un défi aujourd'hui. Le salaire n'est pas bon, les sociétés qui utilisent le statut de VDI au lieu d’un CDI,  la concurrence est rude et la satisfaction au travail est faible. Tous ces facteurs encouragent davantage de personnes à poursuivre leurs rêves d’entreprise. Et une tendance qui s’est accélérée au cours des dernières années est le solopreneur (un entrepreneur indépendant).

Tout ça pour dire que les entrepreneurs indépendants peuvent aussi percer sur un marché étranger en utilisant le digital.

Tous les exemples que je donnerai par la suite seront sur les solopreneurs avec une forte expérience à l’international.

Pourquoi se lancer à l’international ?

Imaginez...

Vous vivez, ou vous avez besoin de vous installer, dans une petite ville en France.
Ce choix est fait pour avoir un loyer moins élevé qu’une grand ville, pour se rapprocher de la famille ou, tout simplement, vous ne supportez pas les grandes villes. Très vite, vous vous rendez compte que votre DREAM client (cible, client idéal) est à Paris, Toulouse, Strasbourg et encore plus loin dans les pays frontaliers comme la Belgique, la Suisse et le Luxembourg.

Ou vous vivez d’autres scénarios….

Cela fait 4 ans que vous êtes solopreneur (micro-entrepreneur), après avoir réseauté à mort lors de votre 1ère et 2ème année d’activité, les clients se sont mis à arriver tout seul et votre agenda s’est vite rempli, au point de faire monter votre chiffre d’affaires à la limite du plafond de la micro entreprise.

Le succès ne dure pas.

Vous n’arrivez plus à dégagez votre CA (chiffres d’affaire) minimum par mois. Vous craignez de vous retrouver à la case départ, SALARIE. Vous avez atteint votre seuil de développement sur le marché local.

Et encore…

Dans la ville, où vous êtes située, le public n’est pas encore prêt à payer pour votre offre ou service (c’est du vécu pour moi, voir les Handmade Showrooms à Nantes) et un marché à l’étranger présente un potentiel de développement beaucoup plus important que le marché en France.

Peu importe votre situation, aujourd’hui, pour que votre activité puisse survivre dans la jungle des affaires et les impôts en France (du vécu), Internet est un levier de croissance intéressant non seulement pour les entreprises mais aussi pour le solopreneur (micro-entrepreneur).

Pour s’inspirer, voici deux solopreneurs qui ont tourné leur regard vers d’autres pays pour se développer.

Emmanuelle-Marie, jeune créatrice de mode, après avoir terminé ses études de mode à Paris, elle n'attend pas pour lancer sa propre marque en 2007, Malam vêtements et accessoires faits main, pièces limités. Elle commence à vendre ses créations sur le site Etsy pour développer sa marque sur les marchés à l’international et a depuis vendu plus de 1400 robes, tops, jupes, manteaux et vestes à des acheteurs du monde entier. Et depuis 2011, elle a participé deux années consécutives à la Fashion Week Londonienne qui permet de se faire connaître, d’apporter de nouveaux clients et des articles sur internet.

C’est un bon exemple d’un atelier français de stylisme (solopreneur) qui a réussi promouvoir sa marque à l’international sans s’expatrier dans un pays étranger. Aujourd’hui, vous pouvez visiter son atelier/boutique à La Charité-sur-Loire ou visiter son site www.createur-de-mode.net en anglais et français avec toutes ses créations prêtes à envoyer à l’étranger ou chez vous.

Malam Etsy Boutique

Aimez-vous changer ?

Vous n'aimez pas la vie monotone et avez besoin de défis.
Vous vous sentez plus libre et créatif dans une belle mixité culturelle.
Le voyage est dans votre ADN ?

Alors faites comme Marie Pottiez.

Marie Pottiez Copywriter

Une baroudeuse née, tombée amoureuse de l’Asie et qui s’est installée à Hong Kong en 2014. Journaliste, blogueuse, écrivain de voyage (Travel Writer), rédacteur publicitaire/web en français et Illustrator.

Elle montre qu’il est possible d’être multifacette.

Marie a créé un blog de voyage en 2014, en anglais MilesOfHappiness. Son blog est consulté dans plus de 80 pays du monde entier et atteint en moyenne environ 2 000 lecteurs uniques par mois et plus de 4 000 pages vues. Plus de 4 500 personnes suivent ses mises à jour sur les médias sociaux. Elle avait déjà collaboré avec 18 marques internationales dans l'industrie du voyage.

Et puis ce n’est pas fini, c’est une traveling creative entrepreneur.

Elle travaille à distance de Hong Kong (HK: UTC + 8) pour les marques qui ont besoin de ces illustrations et de création de content digital en Français.
Comme elle le dit sur son site :

« Voyager est le meilleur stimulant pour ma créativité. Vivant à Hong Kong et explorant l'Asie, je vis dans un monde complètement différent de ce que je faisais auparavant, ma curiosité m'amène donc à penser différemment - des idées différentes. Le décalage horaire n'est pas un problème, en fait, c'est un avantage pour mes clients européens, car je peux travailler pendant leur sommeil ! Ils peuvent m'envoyer un dossier urgent de dernière minute à 18 heures et recevoir mes commentaires dès le lendemain matin. »

Allez faire un tour sur son site (tout écrit en anglais): http://www.mariepottiez.com ou https://www.milesofhappiness.com .

Besoin plus d’exemples ?

Vous trouverez des entrevues faites auprès de 50 entrepreneurs français en Chine et leur raison pour entreprendre à l’international, dans le livre 50 ans, 50 entrepreneurs français en Chine par Anne Garrigue.

Voici les raisons qui les ont amenés à créer leur activité à l’international :

Et puis voici la rencontre d'Olivier Roland avec Jonathan Rigottier :

Les autres pays peuvent vous rapporter leurs fruits (la francophonie dans le monde)...

Il y a 274 millions de locuteurs qui parlent le français dans le monde, et qui se répartissent sur les cinq continents (rapport de l'Organisation Internationale de la Francophonie en 2014). Le français n’est que la cinquième langue la plus parlée au monde, après le mandarin, l'anglais, l'espagnol et l'arabe. Le français reste la langue la plus apprise dans le monde, avec 125 millions d'apprenants. Troisième langue des affaires, le français arrive en quatrième position sur Internet. (Source: TV5MONDE)

Grâce à Internet nous n’avons plus besoin de nous expatrier, comme je l’avais fait en 1999 vers la France, pour toucher un client-cible à Montréal, au Luxembourg, à Genève ou au Sénégal.

D'où l’effet boule-de-neige des solopreneurs français comme :

Ils ont créé des cours de français sur YouTube, et payants sur leur site, pour des francophiles qui veulent aller au-delà de tout ce qu’ils ont appris à l'école.

Sans parler de Franck Nicolas qui a utilisé YouTube comme levier pour des francophones du monde entier.

Franchement, pourquoi aller chercher un poste mal payé quand vous pouvez faire ce qui vous fait plaisir en utilisant le digital ????

Tout simplement, le digital facilite la communication, le contact direct et le développement d’une communauté en ligne.

Regardez objectivement votre situation

Non, tout le monde ne peut pas devenir entrepreneur, ce titre m'a intrigué.

Avant de lire cet article sur L’Express L’Entreprise, je me suis catapulté dans mes anciens souvenirs d’entrepreneuriat à Nantes.

A Nantes, j’ai créé les Handmade Showroom de 2009 à 2012. Il s’agissait d’évènements destinés à promouvoir les jeunes créateurs, les créatifs et les entrepreneurs Nantais (et éventuellement d’ailleurs), auprès du public et des acteurs locaux.

Je me rappelle le temps que j’ai passé à enseigner à ces créateurs et entrepreneurs l’importance du marketing, de leur image de marque, de mettre en avant leur stand, de trouver leur cible, et de fidéliser la clientèle, etc...

Très souvent, je voyais des jeunes créateurs qui avaient peur de demander à un client potentiel son adresse email parce qu’ils pensaient « je ne veux pas embêter les gens ». Certains coachs et consultants dans le « bien-être » parlent trop de « woo*» et ont peur de demander de l'argent pour le temps qu’il ont passé. Ainsi, ils passent gratuitement leur temps avec la plupart de leurs clients.

Pas d’idée, ni expertise et trop de « woo*» (* façon dont une personne pense sans critique à des idées non confirmées ou sans fondement), se sont autant d’éléments pour se lancer dans une activité qui devient vouée à l'échec.

Certains, demandeurs d’emploi ne voulaient pas entreprendre et ont pensé que leur seul choix était de créer leur job afin de sortir du chômage. Et au fond de moi, je me suis dit que s’ils continuaient comme ça, un jour ou l’autre ils allaient mettre la clé sous la porte. Malheureusement, je n’avais pas tort.

Dans cet article, Tiphaine Thuillier rajoute ceci :

« Il faut aussi parfois déconstruire le mythe de l'entrepreneur, qui fait des créateurs des êtres exceptionnels portés par le feu sacré et l'envie de changer le monde, et recentrer le débat sur ce qui compte vraiment : le travail quotidien et souvent pesant que suppose la gestion d'une entreprise.

Entre un jeune diplômé de grande école qui veut tenter le coup parce qu'il a une idée et un demandeur d'emploi qui se sent acculé et envisage de créer son job pour sortir du chômage, les chances de réussite ne sont pas les mêmes.
(source L’Express L’Entreprise)»

Et aussi le YouTubeur Autodisciples partage le même avis:

Désolée d’être trop franche, mais il est évident que de nombreux solopreneurs réussiront dès la première fois, comme il est écrit dans l’article “7 raisons pour lesquelles votre première entreprise va couler”  par Jayson Demers sur Entrepreneur.com.

“vous pourrez mieux vous préparer et potentiellement éviter certains des pièges que peuvent rencontrer les entrepreneurs lors de la création de leur première entreprise.” (source 1, 2).

Mais bien sûr ce ne sera pas le cas de tout le monde.

Je pense qu'il est important de ne pas se voiler la face. Entreprendre seul à l’international pour un solopreneur peut vous donner de la liberté mais aussi vous emmener vers la solitude. Comme écrit dans l’article de Neil Patel, This Is Why Solopreneurs Are All Going to Die.

Avant d'envisager l’international, il faut avoir l’audace d’entreprendre avec une idée claire en tête, savoir gérer vos affaires comme un CEO (Chief Executive Officer, PDG en Français). Découvrez les opportunités et les réalités du marketing international, en vous concentrant sur la manière d'évaluer les marchés internationaux pour votre produit/service et sur les problèmes pratiques et culturels.

Donc, il faut prendre des décisions majeures, investir sur un plan de communication et définir votre image de marque (ou marque personnelle), gérer les opérations et les ressources globales d’une micro-entreprise et avoir une capacité de projection vers l'avenir (votre futur) pour établir vos stratégies d'évolution et de développement.

Grâce au digital, entreprendre seul dans un pays étranger ne veut pas dire que vous êtes obligés de vous expatrier.

Développer votre activité sur votre territoire est un plus. Cela vous donne une expérience et une maîtrise de votre environnement économique et de toutes les connaissances juridiques, comptables et stratégiques nécessaires pour déployer vos ailes sur un marché global.

Allez, faire votre MOFF !

Alors, je vous conseille de réaliser un état des lieux de votre activité et de votre environnement. Donc, il s’agit de réaliser la matrice MOFF de votre entreprise (SWOT en anglais) qui vous permet d’analyser vos forces et vos faiblesses et de découvrir des opportunités et menaces de votre marché. Cette démarche d'analyse donne une vision globale et apporte le recul nécessaire pour définir un plan d'actions.

Identifier les prospects à l’international (les outils pour connaître votre cibles)

Vous avez fait un état de lieux (votre SWOT) et vous êtes prêts pour atteindre les clients internationaux à la recherche de ce que vous vendez.

Mais, vous ne savez pas par où commencer !

D’abord, reprenons la base ! La prospection commerciale consiste à rechercher de nouveaux clients qu'on appellera des prospects. Ils deviendront « clients » une fois leur premier achat effectué.

Alors, voyons ensemble par étapes les outils digitaux de prospection internationale.

Etape 1 : Faire une pré-étude :

C’est la première étape, la plus importante, et vous ne devez pas la sauter. Je vous conseille de définir les pays les plus pertinents pour votre entreprise. Alors souvent les gens ont une opinion ou un coup de cœur sur un pays et sa culture.

Peu importe, pour votre expérience à l'international ne vous laissez pas guider par vos sentiments.

Il faut faire des études de marché approfondies.

Avant de vous rendre dans le pays, vous pouvez recueillir des informations en utilisant Google Market Finder. Cet outil gratuit d’aide à l’export permet d'analyser rapidement le trafic naturel, sans se déplacer et pour un coût nul. En mettant votre site internet dans la barre de recherche, l’outil fait une extraction des catégories (mots-clés) de votre site internet.

Google Market Finder

Puis, il fait une requête de vos mots-clés par pays, identifie les marchés qui conviendraient le mieux à votre activité et affiche l’offre recommandée par pays.

La première chose je trouve intéressant ce sont les statistiques détaillées et propres aux différents marchés comme :

Les suggestions de marchés à exploiter pourront vous aider à trier entre les pays et à faire une recherche sur le droit international et donc le droit digital, d’images et des affaires, à prendre en compte comme :

Approfondir votre recherche sur le droit de l’internet et des affaires va vous aider sans doute et peut donner de l’intérêt à s’attaquer aux pays frontaliers. La proximité géographique, les réglementations communes, la proximité culturelle, la monnaie et les réglementations communes facilitent le process. Faisons une première liste des pays puis établissez pour chacun d’eux les avantages et inconvénients qui s’y rapportent pour adapter votre action digitale à l'étranger.

Par exemple :

Un autre outil très pratique est Google Public Data Explorer, il apporte des éléments sur la situation économique et politique et sur le potentiel des pays dans lesquels vous voulez pénétrer.

Par contre, ne vous arrêtez pas là !

Google Market Finder est avant tout un outil gratuit et toutes les sources de données sont citées en bas de page, toutefois “you pay for what you get” (vous en aurez pour votre argent). En utilisant Market Finder vous pouvez clarifier des décisions à prendre sur les pays où investir pour étendre votre activité. Cependant, renseignez-vous auprès des agences spécialisées dans l’export comme Business France (ancien Ubifrance).  Business France propose des études détaillées sur tous les pays avec des données marchés, macroéconomiques et démographiques. Et encore l'Exportateur, dans ce site vous trouverez toute l'actualité du commerce international, l'information réglementaire pour exporter dans plus de 175 pays et des analyses pour prendre les bonnes décisions.

Enfin n’hésitez pas à vous rendre dans les pays dans lesquels vous souhaitez développer votre business comme Emmanuelle-Marie de la marque “Malam vêtement et accessoire fait main”. Un petit séjour immersif pour cerner la culture locale et les difficultés auxquelles vous pourriez être confrontés, vont valider le choix du pays. Et puis intégrez-vous dans les réseaux européens et internationaux et renseignez-vous auprès d’autres entrepreneurs ou de start-ups locales ayant déjà résolus des problèmes légaux, logistiques ou réglementaires.

Assurez-vous que vous n'allez pas rencontrer des problèmes légaux ou réglementaires, en faisant des recherches poussées en amont.

Passons à l'étape 2 : L’analyse et évaluation

Il est très important de bien connaître sa cible et d’appréhender les caractéristiques des consommateurs afin d’adresser ses besoins de la façon la plus pertinente. Ainsi, vous avez une idée du ou des pays pour étendre votre activité digitale.

Utilisez des outils numériques pour une première approche, pour identifier des consommateurs et vos principaux concurrents.

Imaginons que vous vendez des coffrets cadeaux dédiées au bien-être sur internet. Grâce à votre recherche préalable sur Google Market Finder vous savez que les mots-clés : coffret-cadeau et bien-être (well-being, gift box) sont très recherchés par des internautes en Angleterre. Et vous avez besoin d’encore plus de détails sur les comportements des consommateurs, de même que leurs habitudes d’achat sur internet et les produits étrangers achetés. L’outil “The Consumer Barometer” par Google vous donnera les parcours des prospects sur internet (pour le moment en Anglais est disponible dans 45 pays et sur 10 catégories de produits).

Google Trends

Et puis avec l’outil Google Trends vous pouvez visualiser le comportement de ces internautes/prospects en temps réel en explorant la popularité des mot-clés : coffret-cadeau et bien-être (well-being, gift box) et étudier les tendances du search autour d’une marque (ou concurrent).

Cela peut vous aider à déterminer si votre produit/service répondra aux attentes locales.

Ensuite, voulez-vous savoir si la concurrence en Angleterre est rude ou si vous avez des concurrents en direct ?

Utilisez des outils d’analyse sur le niveau de concurrence par des mot clé comme SE Ranking, Semrush, Moz , Wordtracker,  l'outil de planification des mots clés Keyword Planner ou mot-clé Bing Ads pour évaluer la concurrence entre les annonces de résultats de recherche.

Example de Google business map

Et aussi, utiliser le guide “Google Global Business Map” pour avoir un aperçu du comportement de recherche de la population dans le pays que vous ciblez. Cela vous assurera que faire de la publicité via Internet est indispensable pour votre business (qui est connecté et comment, évolution des tendances de recherche : mobile, display, réseaux sociaux...), dans les secteurs les plus recherchés…

Je vous conseille d’activer les différents leviers digitaux pour identifier des marchés potentiels en utilisant les rapports de tendances des recherches, les données géographiques de votre analyse d'audience et les outils de stratégie marketing qui peuvent vous aider à déterminer dans quels marchés commencer à construire une base de prospects à partir de la France.

Comprendre les différents codes culturels (Faites-vous comprendre à l'étranger)

Il y a quelques années à Paris, j’ai travaillé pour une Start-Up Magazine qui s'appelait WYN (What.You.Need).

Ce magazine a été créé par deux anciennes employées (françaises) du Magazine FUSAC (un petit “announce magazine” destiné aux communautés internationales anglophones à Paris et sa région). Leur concept a été le même que  FUSAC en ajoutant des articles écrits sur la scène culturelle et le lifestyle parisien, en se concentrant sur la communauté expatriée et anglophone à Paris. En gros un mélange de Frenchly web Mag et Fusac.

A cette époque, WYN a été mon client pour mon agence Ardephwerk.fr. Je m’occupais du design et de la mise en page du magazine WYN (dont la couverture et la dernière page, le gabarit, l’assemblage et l’intégration du contenu, la création publicitaire print et internet).

Je me rappelle une fois, alors que j'intégrais le contenu aux gabarits, j’ai grincé des dents (CRINGE!).  C'était un mauvais mélange d'écrit en britannique et américain, et franchement mal écrit.

L'orthographe et le vocabulaire des textes venus d’une production de traducteurs en ligne, les textes et les phrases n’avaient pas de sens. Enfin, les deux fondatrices écrivaient elles-mêmes les articles sans avoir affaire à un(e) professionnel du métier pour écrire, relire et corriger.

Ils ont duré 6 mois et puis ont mis la clé sous la porte. Je vous raconte cette petit histoire de ma vie pour dire que la traduction consiste à transposer votre contenu dans une autre langue. Par contre traduire le contenu ne suffit pas. Les mots et expressions qui fonctionnent en Français ne parleront pas à un public britannique, américain canadien, australien etc...
Le contenu de votre site internet ou boutique en ligne doit être écrit pour donner l’impression aux locuteurs natifs que vous parlez leur langue, avec des références culturelles pour qu’ils semblent familiers aux prospects ciblés.

Vous ne devez pas faire l’inverse.

Si vous ne maitrisez pas la langue écrite du ciblé, il vaut mieux confier cette tâche à un locuteur natif plutôt qu'utiliser un service de traduction automatique.

Dans la jargon des métiers du numérique, on appelle cela la localisation.
Il est important de bien connaître la différence entre traduction et localisation.

Choisissez le pays et utilisez la langue du pays. Si vous allez vendre aux USA, n'écrivez pas en anglais britannique. Et évitez un menu de langues avec des drapeaux. Les drapeaux correspondent au pays pas à la langue.

De la même façon, il faut penser à s'assurer que certains éléments, comme les formulaires qui permettent aux clients de renseigner des informations ou de poser des questions, sont compatibles avec la façon dont les autres pays écrivent, par exemple, les adresses ou les numéros de téléphone.

Bien sûr, il faut avoir une niveau minimum de B2 dans la langue du pays, cela va vous aider aussi pour répondre aux demandes.

Voici deux exemple de la chaine YouTube Ma vie aux Etats-Unis et Babel:

Pour en finir, il y a énormément de choses à prendre en compte. Je conseille toujours de travailler avec un copywriter originaire du pays visé (psst… je parle et j’écris en américain).

La Marketing Digital et Vous (Faire de la pub).

Quand vous étendez votre activité au-delà de vos frontières, les clients potentiels ont probablement peu de chances de connaître votre marque. ll est possible que les consommateurs potentiels de votre marché vous trouvent via le référencement naturel ou par le marketing traditionnel (encarts publicitaires papier, prospection par téléphone, grassroots, etc...), par contre investir dans la publicité digitale peut vous aider à vous faire connaître beaucoup plus rapidement.

En lançant votre marque, il est important de comprendre les comportements et attentes des consommateurs internationaux en ligne.
Le marketing digital est le plus simple pour mesurer et permettre d’obtenir d’excellents résultats adaptés à vos besoins à moindre coût.

Cela vous donne des opportunités et des réalités pour votre cible à l’étranger, en vous concentrant sur la manière d'évaluer les marchés internationaux pour votre produit/service et sur la diversité culturelle.

Pour réussir, vous devrez aussi vous faire connaître via la publicité digitale.

Le marketing digital couvre un large spectre de tactiques et de contenus, voici sept méthodes et leur définition.

La publicité display :

Ceci désigne les formes de publicité digitale utilisant des éléments graphiques (bannières, pavés, habillage, pop-up, pop-under, hover ads, etc) ou vidéos que l’on retrouve au sein de tous types de sites comme des journaux, magazines sites d’actualités, forums, et blogs.

Souvent des annonceurs (comme vous) réservent ces espaces pour communiquer auprès de leurs cibles.

L’outil Google Adwords permet de poster de la publicité display sur des sites tiers qui se transforment en publications sur Google Plus. Voici l’exemple d’une blogueuse américaine Dooce:

Dooce bloggeur americian

La publicité sur les réseaux sociaux :

Sur les réseaux sociaux comme Facebook (ads), Twitter, Instagram, SnapChat, les publicités sont diffusées uniquementdans le fil d'actualité des utilisateurs. Et puis, Linkedin propose différents types de diffusion comme les Text Ads, le Sponsored Content et les InMail. En terme de ciblage, Linkedin propose des options différentes des autres réseaux, davantage axé sur la formation et l'expérience professionnelle.

La publicité sur les moteurs de recherche :

Diffuser vos annonces (avec Google Ad et Bing Ad) dans les résultats de recherche (Google, Bing, Yahoo, Qwant et aussi DuckDuckGo) est un moyen très efficace d'être vu par des personnes qui recherchent déjà des produits/services comme les vôtres.

Content Marketing (le marketing de contenu) :

C'est une approche stratégique marketing qui met l'accent sur la création et permet de promouvoir différentes formes de contenu pertinent et de qualité (comme les articles, les blogs, les livres blancs, les e-mails, les newsletters, les vidéos, les podcasts etc…), et offrant une réelle valeur à votre cible dans le but d'accroître la notoriété d'une marque, d'augmenter le trafic et de générer des leads ou des clients.

Le Branded Content et Brand Content (production de contenus stratégiques) :

Bien que ses deux termes soient très similaires à content marketing, leur signification est très différente.
Emprunté à nos amis américains (Hi Hi, it’s me), le Branded Content (et Brand Content) est une forme de divertissement narratif qui met en scène la marque et est parfois promotionnel (comprend le placement de produit/services). C’est l’intégration de la marque dans une histoire (qui existe déjà ou à partir de zéro) et cela vise à susciter une réaction émotionnelle à travers une histoire narrative (le storytelling) pour rendre le marque mémorable. Ce contenu est produit par une agence de communication/contenu (comme la mienne), ou par des freelances.

Enlevez le "-ed" de Brand(ed) Content et la marque devient un éditeur/producteur.

La différence du Brand content sans “-ed” est que le contenu est produit en interne par la marque ou même par des consommateurs sur le modèle de “user-generated content”. En réalité, il n’a y pas assez de cas de Brand Content dans lesquels la Marque a conçu totalement le contenu.

Rien de mieux qu’un bon exemple, dans cette vidéo par YouTube Creators [Creator Academy], Lauren Fairweather blogueuse, YouTubeuse et content creator, avec Will Shepherd YouTubeur et Influencer, expliquent comment ils créent du “branded content” pour les marques avec des “DIY tutoriels” et des vidéos d’expérience (vlogs).

Nota Bene :

Le Brand(ed) Content n'est pas une nouvelle tendance.

Il s’appuie, en fait, sur un ancien modèle utilisé dans le secteur de la publicité et du marketing. Le Branded Content a été créé dans les années 1940 ou bien avant. Dans les années 40, il était courant que les TV Shows (émission de télévision) aient un sponsor ou même que la marque crée son propre brand content.

Et encore bien avant les émission de télévision sponsorisés des années 1940, les marques produisaient leur propre contenu de divertissement. «Procter & Gamble a inventé le roman-feuilleton dans les années 1930 avec la radio parce qu’il était impossible de trouver un autre moyen d’atteindre les femmes au foyer».

Aujourd’hui, on voit le branded content dans tous les films comme par exemple dans le film “The Truman Show", avec les placements de produits/services dans l'émission de télé-réalité qui le suit depuis sa naissance.

Et puis l’intégration d’Acura dans la série web de Jerry Seinfeld, Comedians in Cars Get Coffee sur Netflix.

Pour en finir, j’adore la parodie de deux YouTubers qui font des placements de produits. (cette vidéo ne contient aucun vrai placement de produit).

Avec le Branded (ou Brand) Content vous pouvez générer du trafic, fidéliser et convertir des cibles en client.

Brand Journalism (devenir votre propre média) :

Créer du contenu journalistique pour votre propre marque au lieu d'attendre que les médias le fassent, penser davantage comme un journaliste ou un éditeur.

Dans le Brand Journalism, l’objectif est de mettre à disposition un contenu qualitatif de près ou de loin pour votre activité afin d’attirer l’attention du consommateur. Il s’agit de raconter votre histoire, votre savoir-faire sur votre industrie, par un point de vue de leadership et d’information. Votre discours doit captiver un public non-commercial en apportant des réponses sur une thématique, une question, une problématique. Le brand journalism vous permet de démontrer votre savoir, de transmettre vos valeurs/visions, de gagner en légitimité et de prouver votre expertise auprès de vos consommateurs pour construire votre influence.

Le marketing entrant (Inbound marketing) :

Cette stratégie permet d’attirer des cibles et des prospects vers vos produits et vos services en utilisant le content marketing, le marketing sur les médias sociaux, le référencement et le branding.

Voici encore d’autres exemples :

Frédéric Montagnon, co fondateur d'Overblog pour percer sur le marché américain à New York il a utilisé le community management, les relations avec les blogueurs, et surtout les événements et leurs spécificités (partager les revenus publicitaires avec les bloggeurs) pour décoller aux USA (source l’Entreprise l’Express).

Peut-être n’avez-vous pas besoin d’utiliser tous les exemples donnés ?

Mais en utilisant une combinaison de différentes options publicitaires et de contenu digital, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour faire découvrir votre marque et gagner des clients sur un nouveau marché international.  Le dernier point consiste à évaluer votre stratégie marketing digitale avec des outils d’analyse comme Kissmetrics,  Statcounter, Google Analytics, Leadfeeder, et Hubspot. Il est possible de voir, en temps réel, les chiffres de visite, les comportements (etc.) et vous saurez quels étrangers s’intéressent à vos produits.

Donc, commençons par créer votre stratégie de marketing digitale pour accroître la notoriété de votre marque à l’étranger.

UX Design et votre site internet

Très récemment (au mois de septembre 2018), avec des amis de Washington D.C et ma famille, nous sommes allés prendre un verre dans le centre-ville de Toulouse : le jardin du Bar Basque sur la place Saint Pierre. La cadre (les arches, le mobilier, la végétation etc…) nous a invité à découvrir le charme de la terrasse extérieure lors de notre balade avec une chaleur de plus de 30 degrés.

Après être installés à une table et avoir attendu plus de 10 min, j’ai fini par nettoyer la table moi-même. 15 min plus tard, toujours ignorés par le serveur, et morts de soif, j’ai décidé d’aller faire notre commande au bar. J’ai été accueillie sans sourire et rejetée très vite après avoir dit “bonjour”, par cette réponse : “ici je ne fais que des cocktails, il faut aller voir le serveur ou commander à l’autre bar à  l'intérieur”. Aye Aye capitaine, j’ai suivi ses directives et suis allé voir l’autre bar intérieur. Ils étaient quatre derrière le deuxième bar et puis encore une fois j’ai dit “bonjour”, j’ai été coupé un : “je ne prends pas de commandes, allez voir le serveur ou commandez par l’autre côté du bar”. Cela fait déjà 30 min que nous avons essayé de commander des boissons et franchement j’en avais marre. Du coup, j’ai suis retourné à mon groupe (mes amies et ma famille) pour dire que le service est déplorable avec un personnel de mauvais poil et “on se casse d’ici !”. Mes amies de Washington D.C ont répondu par “ si c'était aux USA, ils mettent la clé sous le porte, même des gens sont virés s'ils sont impolis avec la clientèle”.

Et là, nous avons été en plein dans une “expérience utilisateur”.

Très souvent, quand des gens entendent “UX design ou expérience utilisateur” ils pensent que c’est quelque chose liée UNIQUEMENT à l'internet et les nouvelles technologies digitales.

Oui et non, le Design UX est plus large que ça.

Pour faire simple, “UX design ou Expérience Utilisateur” englobe tous les aspects de l'interaction des utilisateurs (les consommateurs, les clients) avec l'entreprise, ainsi que ses services et ses produits. Donc le Design UX correspond “aux réponses et aux perceptions d’une personne qui résultent de l’usage ou de l’anticipation de l’usage d’un produit, d’un service ou d’un système."

C’est l’émotion ressentie par un utilisateur (le consommateur, le clients) lorsqu’il utilise un service.

Rester 40 min dans un bar, comme au Bar Basque, nous a donné le sentiment de ne pas être respecté, notre moment de partage en famille et d’amies (pas du coin) volé et notre temps perdu.

Alors, qu'est-ce qu’une sortie dans un bar et vendre vos produit/services à l’international ont en commun ?

Ce sont VOS CLIENTS qui créent votre histoire et NON PAS VOUS.

Ils transmettent leur expérience à leurs amis ou laissent des avis sur internet sur votre accueil, sur la facilité d’acheter vos produits/services et les offres spéciales. Comme les clients du Bar Basque ont laissé des montagnes d’avis négatifs sur Google, Yelp et TripAdvisor.

L’ensemble des interactions avec votre produit/service sont du Design UX (Expérience Utilisateur).

C’est à vous de créer l'expérience et d’aider les consommateurs à l’étranger pour acheter vos produits/services. Donc, mettez-vous à la place des consommateurs et clients afin de décrypter leurs besoins et attentes.

Voyons sur l’accessibilité et l’utilisabilité :

Tout d'abord, vous devez vérifier si votre site internet fonctionne correctement dans les pays où vous voulez vendre vos produits. Certains pays peuvent avoir une vitesse de connexion Internet plus lente. D'ailleurs, la vitesse de chargement de votre site internet est aussi importante. C’est un critère qui est pris en considération par des moteurs de recherche pour le référencement et le design UX.

Google Mobile website speed test sur ardephwerk.com

Voici une liste des outils qui permettent de mesurer la vitesse de votre site internet et de suivre les améliorations.

Attention, choisir un seul outil test de vitesse de site internet et de s'y tenir. Chacun a sa propre mesure différente des autres et vous ne pouvez donc pas comparer les résultats de test d'un outil à un autre. Vous devrez vous concentrer sur les améliorations.

Veillez à ce que vos pages web se chargent correctement et à ce que votre site fonctionne bien dans ces pays.

Prenez le temps d'examiner l'intégralité de votre site internet du point de vue d'un prospect étranger. Posez un regard objectif sur votre site et suivez le même processus qu'un visiteur de votre marché-cible qui voudrait acheter un produit, des services ou communiquer avec vous.

Posez de bonnes questions sur la facilité d’utilisation, la facilité d’apprentissage, l’utilisation efficiente, l’utilisation sans erreurs et la satisfaction de l’utilisateur.

La prospection sur internet est le 1er contact de l’entreprise avec le marché. Aider vos prospects à régler leurs achats sans avoir à réfléchir aux taux de change ou aux taxes supplémentaires. Quand un client n'a pas besoin de faire ces calculs lui-même, il est beaucoup plus susceptible d'acheter.

Veillez à vérifier régulièrement l'aspect technique lié à l'expansion de votre activité sur Internet dans d'autres pays.

Rendre votre site internet facile à utiliser, convivial pour vos visiteurs, où qu'ils se trouvent, vous aidera à surmonter tous les obstacles à la vente.

Créer votre plan d’action et AND JUST DO IT (faites-le) :

Pour finir, repensez votre business model, testez la stratégie en amont, trouvez votre marché et sachez vous vendre à l’étranger.

Réfléchissez aux différentes épreuves qu’il s’agit de surmonter pour réussir son développement à l’étranger comme :

Ceci est la même chose pour votre image de marque, l’ensemble des interactions avec le consommateur (prospect) du point A à Z.

Les outils digitaux peuvent vous aider dans votre projet et vous ouvrir des opportunités. Il s’agit d’une première étape pour identifier des pays, des consommateurs, et vos principaux concurrents sur votre marché.

BPIFrance Le Lab publie un « petit guide » pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et petites et moyennes entreprises (PME) qui vise à identifier les étapes-clés pour réussir sa stratégie à l’international. Dans la deuxième partie se présente un « kit de survie » à l’international qui pourrait vous aider dans votre réflexion sans pourtant être une PME ou une ETI.

Et aussi, dans la deuxième section du guide Google Global Business Map, vous trouverez un petit résumé sur des games de produits et d’outils de Google pour vous aider à vous familiariser avec les différentes manières de qualifier les prospects via Google.

Bien sûr, mon guide n’est pas exhaustif et c’est plutôt un point de départ.

J’ai l’intention de faire des mises-à-jour selon les nouvelles technologies, mes expériences et les informations que je trouverai. Donc, si vous avez des questions ou souhaitez obtenir des informations supplémentaires, n'hésitez pas à commenter en bas via le formulaire.

Puis, j'aimerais vous poser cette question :

“Qu’entendez-vous par réseaux et actions digitaux à l’international ?”

Laissez vos commentaire en bas.

Le prochain article sera sur l'importance de réseauter (faire du networking) à l'international et en local.